L'idée est simple: faire appel à la communauté bretonne un peu partout dans le monde pour soutenir des projets sur le web. À l'image de My Major Compagny, qui fait produire ses artistes par les internautes, Sébastien Le Corfec vient de lancer Startup-club.fr. La plateforme, en ligne depuis l'automne, met en avant des projets de sites internet bretons. L'internaute peut prendre des parts (10€ l'unité) pour soutenir ses éventuelles futures start-up. Du financement participatif de masse.
Besoin de crédibilité
Quand la jauge atteint 1.500 parts (15.000€), la machine des développeurs, graphistes, se met en marche et crée un site internet. «L'idée est que les personnes qui ont pris des parts deviennent des ambassadeurs, elles en parlent autour d'elles, explique Sébastien Le Corfec. L'avantage, c'est qu'elles perçoivent une partie des gains du site: plus ça marche, plus elles gagnent.» Pour l'instant, seuls trois projets sont présentés. «Dont un commence à frémir: le titre provisoire est ?je passerai chez vous?.» Il s'agit d'un site qui permettrait de partir en vacances à l'étranger en étant hébergé une première nuit et guidé par un breton de la ?diaspora? contre une rémunération. «On étendrait ensuite le concept. Basques, randonneurs, prof,etc.» Le modèle économique de base est un abonnement au site et un pourcentage sur la transaction. «Le plus dur pour une start-up, c'est d'atteindre une taille critique», indique Sébastien Le Corfec. Le web entrepreneur discute aussi avec de grandes entreprises bretonnes, «pas pour des fonds mais surtout pour avoir de la crédibilité.» Il ajoute: «Il nous faut une première pépite.»