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SPECIAL POLLUTEC Bientôt un nouveau siège EMEA à Lyon
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SPECIAL POLLUTEC Bientôt un nouveau siège EMEA à Lyon

EXCLUSIF Le groupe canadien EnGlobe Corp spécialisé dans la dépollution des sols et présidé par Mr Denys Turcotte et dont la filiale française Biogénie possède trois implantations en France (deux en région parisienne et une dans l’Ain) devrait implanter sa direction EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) à Lyon. Interview.

Quel est l’identité du groupe que vous présidez depuis un an ?
EnGlobe Corp est une compagnie qui a absorbé LVM cette année, nous faisant passer de 400 à 1800 salariés dans le monde. Nous sommes présent au Canada bien sûr, mais aussi en Grande-Bretagne, en Côte d’Ivoire et en France. Nous réalisons 300M$ canadiens de chiffre d’affaires, soit environ 214M€. Nous sommes spécialisés dans la dépollution des sols, et je cherche à nous spécialiser encore davantage en m’inspirant de l’avance technologique que possède la France dans ce domaine.




Pour quelle raison réfléchissez-vous à implanter le siège EMEA à Lyon ?
D’abord parce que j’ai rencontré Mr Collomb il y a un mois ou deux au Canada. J’ai été séduit par sa façon de décrire sa ville, j’ai compris aussi que Lyon pouvait incarner une bonne porte d’entrée pour toucher l’Europe du Sud, la Suisse et l’Afrique du Nord. Je cherche à la fois à développer des contacts avec des business men de ces pays, à sécuriser les transactions financières et à déplacer facilement les équipes. Lyon me paraît posséder ces trois atouts. Lorsque l’on vient d’Amérique du Nord on pense à tort que tout passe par Paris. Je suis en train de réaliser que non !




Il n’y aurait donc pas d’arrivée massive de salariés de votre groupe ou d’importantes embauches locales ?
En tout cas pas dans l’immédiat. Mon équipe R&D se compose actuellement de 18 personnes. En installant une antenne EMEA à Lyon j’en ferai probablement venir un bon nombre pour qu’ils s’appuient sur les filières locales capables de nous faire progresser voire prendre de l’avance sur nos concurrent et, être au plus près des marchés. J’espère pouvoir nouer des partenariats et travailler intelligemment avec des équipes et des entreprises qui connaissent bien la pollution (et donc la dépollution) des sols touchés par l’industrie pétrochimique. Je souhaite que mon groupe puisse répondre aux besoins nouveaux liés à l’exploitation du gaz de schiste, et la dépollution de raffinerie. Nous nous situons dans une perspective de spécialisation dans laquelle les industries, universités et grandes écoles de Lyon peuvent nous aider. Au Canada j’ai en tête que les entreprises investissent des centaines de milliers de dollars pour créer des chaires, pourquoi ne pas le faire à Lyon ?

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