« La France va mieux ! » C'est en substance le discours actuel du Président de la République François Hollande. Venu marteler son message à Rouen le 17 mai dernier, il a souligné que les entreprises investissaient davantage en ce début d'année. Le chômage en baisse sur les trois derniers mois dans la région comme au plan national lui donnerait presque raison... Sauf que depuis, les blocages de sites industriels et d'infrastructures routières se sont intensifiés. Au-delà des files d'attentes dans les stations-service et des trains supprimés sur la ligne Paris-Normandie, les véritables victimes de ce mouvement de contestation sont bel et bien les entreprises. À voir le Rouennais Marc-Antoine Troletti au journal de 20 h de France 2, témoigner de ses chantiers à l'arrêt ou encore Patrick Lecerf, le directeur général de la CCI Seine Estuaire, relayer sur BFM la détresse des industriels havrais, on mesure à quel point la Normandie est littéralement entravée dans sa dynamique de reprise. Si la contestation est légitime, d'un point de vue constitutionnel, comment qualifier le blocage du site DCNS de Cherbourg quelques jours à peine après des annonces du groupe faisant état d'investissements records dans la pointe du Cotentin ! Même chose du côté des raffineries Total en France et dans la région, dont le blocage a amené le P-dg du groupe Patrick Pouyanné -par ailleurs Normand- à laisser entendre qu'il allait revoir ses plans d'investissements dans l'Hexagone à la lumière des événements en cours... On dit souvent que la dynamique économique est affaire de confiance. Il est plus que temps que chacun se remette à la table.
Guillaume Ducable @email