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Sotrem : Une stratégie de croissance externe et de diversification
Toulouse # Électronique # Ressources humaines

Sotrem : Une stratégie de croissance externe et de diversification

Spécialiste du câblage, Sotrem SEO veut renouer avec la croissance en 2017, après un creux dans le secteur de la prospection pétrolière. La PME columérine veut diversifier sa clientèle dans le secteur aéronautique et défense et cherche à racheter une société experte en électronique.

Quand Gilles Courdesses a racheté avec sa soeur l'entreprise familiale en 2013, et pris sa présidence (à 23 ans), Sotrem SEO employait 90 personnes et réalisait un chiffre d'affaires de 8,5 millions d'euros. Aujourd'hui, la PME compte 75 employés pour 6,3 millions de chiffre d'affaires. Une phase de décroissance due à la baisse d'activité dans le secteur de la prospection pétrolière, dont un groupe était un gros client de Sotrem. Après une année 2016 stabilisée et le maintien d'une situation financière saine, l'objectif pour 2017 est de « renouer avec la croissance ». Et c'est à travers une double stratégie que le président de la société columérine espère tirer son épingle du jeu.

Diversifier la clientèle

Spécialisée dans le câblage électronique avec un bureau d'études (conception de cartes électroniques, routage de cartes, schématique électrique) et un atelier de production, Sotrem réalise des "packages" pour ses clients, sur le marché des prototypes et petites séries : câblage filaire, câblage de cartes électroniques. Dans le secteur aéronautique à 65 %, où Sotrem intervient dans les moyens d'essais mais aussi dans de l'embarqué, notamment dans le segment de l'aménagement cabine où il faut réaliser câblage et connectique sur les sièges et les meubles d'avions VIP. Ses clients ? Airbus, Safran, Spherea, Assystem, Rockwell Collins, Latécoère... La PME est aussi présente dans le secteur de la défense (aéronautique), et à moindre mesure dans le médical et l'énergie. Pour maintenir et croître son activité, il faut grossir ! Sotrem cherche d'abord une croissance organique. « Nous voulons diversifier notre clientèle dans l'aéronautique et la défense », avance Gilles Courdesses, qui a tenu un stand au salon d'Aeromart fin novembre (premier salon pour Sotrem). « Nous cherchons à développer des affaires avec des ETI de la région mais aussi en France. »

Un rachat en vue

L'objectif est aussi de développer une activité dans le ferroviaire et le spatial. Pour aller plus vite, la PME cherche une société à racheter depuis début 2016, qui soit spécialisée dans l'électronique et l'électrique, avec un chiffre d'affaires de 2 à 10 millions d'euros. « Nous voulons développer ainsi notre portefeuille clients, notre capacité de production et nous diversifier », détaille le président de Sotrem, qui a analysé une dizaine de cibles, pour l'instant sans succès. « On se laisse le temps car nous n'avons pas droit à l'erreur. Mais ce serait bien d'aboutir en 2017... » En parallèle, la PME a entrepris de moderniser son outil de production, avec l'acquisition de machines (dont une machine de marquage laser), plus de digitalisation avec le passage d'un système de traçabilité manuel à un système de scan par code-barre, et un suivi de production également dématérialisé - ce dernier est pleinement opérationnel depuis ce mois de janvier.

Reprise des recrutements

Il s'agit aussi de renforcer les équipes, avec le recrutement prévu d'un commercial, d'un technicien bureau d'études, de cinq câbleurs filaires et d'un câbleur de cartes électroniques, ce qui n'est pas chose aisée. Pour notamment éviter les appels d'air du voisin Airbus sur le recrutement, Sotrem prévoit d'installer sur son site de Saint-Gaudens, historiquement dédié à l'activité pétrolière, une activité de câblage filaire surtout aéronautique. L'équipe de quatre salariés pourrait grossir jusqu'à une dizaine d'ici 2018. L'objectif étant pour la société de s'approcher des 90 collaborateurs fin 2017. La reprise va également passer par le développement de produits propres : Sotrem planche sur des produits destinés aux bateaux, ainsi que sur les objets connectés. L'idée : développer des objets connectés pour le suivi de production. La PME possède par ailleurs 19 % du capital de NKE (Morbihan), dont la filiale Watteco (Auch) est experte dans les solutions de capteurs intelligents et systèmes de télécollecte de données. Des synergies sont envisagées pour « co-développer des briques technologiques. »

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