Le spécialiste de l'immobilier d'entreprise Socométal vient de rendre totalement opérationnelle une nouvelle unité de production automatisée de charpentes métalliques. Dotée d'une capacité de 250 tonnes de charpente par mois, elle a nécessité un investissement de 500.000 €. Pour des raisons de place, cet équipement de 45 mètres de long est installé à Couëron, près de Nantes, dans les locaux de la nouvelle filiale SC Métal. «Augmenter sa capacité de production sur un marché en rétractation de 40 % à 50% peut sembler paradoxal», remarque Pierre Montel, président de Socométal. «C'est pourtant le choix que j'ai fait. Cet investissement permet d'ajuster nos prix à ceux du marché avec un impact le moins élevé possible sur nos marges.»
Chute de la demande
Basé à Saint-Avé mais également doté des filiales Immométal (promotion immobilière) et LG Métal à Nivillac, Socométal n'a pas échappé à la récession en 2009. La chute de la demande immobilière, y compris pour ses bâtiments professionnels, en particulier entre juillet 2008 et juin 2009, l'a obligé à mobiliser au mieux ses ressources humaines. À Couëron, la greffe de deux cadres embauchés à l'extérieur pour diriger SC Métal, acquise en 2008, n'a pas pris. Pierre Montel a donc dû recourir à de la promotion interne.
Appels d'offres en 2009
Pour maintenir son niveau de chiffre d'affaires, Socométal a dû répondre à des appels d'offres. La concession Audi de Vannes (600.000 €) et l'agrandissement du stade de la Rabine à Vannes (400.000 €) ont ainsi compté pour près de 20% de son chiffre d'affaires. Alors que la commande publique ne représentait traditionnellement pas plus de 10% de son activité. «Notre visibilité est meilleure sur la seconde moitié de 2010», constate Pierre Montel. Socométal et ses filiales semblent en ordre de marche pour la reprise. Une division dédiée aux toitures multicouches et au photovoltaïque a été créée. 2010 devrait voir l'avènement d'une cellule de R & D dans les domaines du bâtiment basse consommation et passif. «Nous voulons livrer à Vannes et Nantes des bâtiments prototypes accueillant des bureaux, des entreprises artisanales et de négoce», signale Pierre Montel. «Tout en restant aux prix du marché. Je crois que seule une offre globale permettra de résoudre le surcoût de 15 % à 20% lié à la construction durable.»
Après d'importants investissements, Socométal accuse le coup de la récession. Sans relâcher ses efforts sur le front du durable.