Snacking : La tendance du manger beau et bon
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Snacking : La tendance du manger beau et bon

En France, le marché du snacking ou de la consommation nomade affiche de belles perspectives. En poursuivant leurs innovations les industriels bretons, fournisseurs de cette restauration hors domicile, surfent sur la vague du manger beau et bon.

Le marché de la vente au comptoir en France s'est élevé à 32,7milliards d'euros en 2011. En croissance de 4,65% par rapport à 2010 et même 66% depuis 2004. Voilà huit ans que le marché de la consommation nomade s'est accéléré et diversifié. Si la France affiche une part de volume de ventes à emporter du même niveau qu'aux États-Unis, les modes de consommations restent bien différents. On ne parle plus de fast-food mais de snacking. Une façon de dédiaboliser un concept associé à la malbouffe qui propose aujourd'hui une gamme très variée de sandwichs, salades et autres box pour tous les appétits. Présents sur le salon Sandwich & Snack Show à Paris courant février, les industriels bretons ont démontré leur foi en l'innovation au service d'une alimentation saine.




Daunat, 100millions de sandwichs par an

Comme Daunat, leader sur le marché du sandwich en libre-service installé à Guingamp, qui affiche 100millions d'unités vendues par an et étend sa gamme sous la marque Daunature. Un nouveau concept davantage tourné vers la «naturalité» qui propose des sandwichs responsables: du pain sans huile de palme, sans conservateur et non hydrogéné. Et dont la gamme se complète de smoothies, yaourts à boire, fruits et légumes à croquer. C'est la tendance du manger sain et responsable. Spécialiste du sandwich club (150millions d'euros de chiffre d'affaires, 1.000 salariés), Daunat espère faire briller «la qualité du pain à la française», à l'étranger, comme le souligne Caroline Cantin, directrice marketing. Son service, ainsi que la communication et la partie administrative de cette filiale du groupe Norac, vient d'ailleurs d'emménager dans de nouveaux locaux à Saint-Grégoire (35). «Afin de se rapprocher de nos clients du Nord et de Paris», précise-t-elle.




30millions de Box

Surfant sur la vague des box, qui en trois ans se sont carrément imposés avec près de 30millions d'unités vendues en 2011 (+70% en un an, 109millions d'euros de chiffre d'affaires), certains industriels bretons s'emparent du marché. Mix Buffet (131millions d'euros de chiffre d'affaires, 600 salariés) à Guer (56) profite d'une progression de 15% des produits salades pour développer sa gamme de bols façon box. Se dégustent sur un lit de pâtes assaisonnées de la roquette fraîche ou bien une recette de salade aux lardons, thon et pommes de terre, poulet rôti, agrémentés de farfalles, fusilli ou torsades... «C'est l'alternative santé ou bonne conscience du sandwich», reconnaît Philippe Le Hir, P-dg. «Pour les prochaines années, nous nous positionnons fortement sur le marché de la consommation nomadeen élargissant notre gamme et en renforçant notre présence terrain», poursuit-il. Une présence terrain en GMS qui bénéficie de la mutualisation de la force de vente de Mix Buffet et Eckes-Granini, soit une soixantaine de commerciaux. Le groupe morbihannais capitalise désormais sur sa propre marque, jusqu'alors discrète, avec un nouveau logo présenté lors du salon parisien. Si «la tendance est aux bars à salades», comme l'indique Raphaël Marchant, chef de secteur industrie chez Soréal à Janzé (20millions d'euros de chiffre d'affaires, 80 salariés), le fournisseur de solutions intermédiaires pour l'agroalimentaire répond également à ces nouveaux modes de consommation. Espérant devenir le référent du snacking d'ici à trois ans. Les sauces pour assaisonnement de la marque Ilou, qui accompagnent déjà Mix Buffet, Herta, Quick et Mc Do, se déclinent à toutes les saveurs du monde. Le spécialiste des produits traiteur de la mer installé à Landrévarzec Guyader (42millions d'euros de chiffre d'affaires, 290 salariés) se lance lui aussi dans les box. «Le succès du snacking et la tendance nomade en croissance nous ont amenés à travailler sur la box depuis l'été dernier», précise Virginie Le Port, chef de produits. «Avec un positionnement haut de gammes'adressant aux cadres dynamiques». L'objectif minimum est de 100.000 box vendues dès cette année. Trois premières recettes de parmentiers de poisson (églefin et rouget, saumon, cabillaud) font leur apparition en GMS ce printemps. Si le test est concluant, d'autres recettes compléteront la gamme à l'automne.

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