Siziaf : Le syndicat mixte investit dans le Green
# Services # Investissement

Siziaf : Le syndicat mixte investit dans le Green

Parc d'activités Implanté à Billy-Berclau et Douvrin, le Siziaf, syndicat mixte qui gère le Parc des Industries Artois Flandres, mise sur le développement durable.

« Nous ne sommes pas à Lille ou à Lens. Le parc d'activités ne peut pas se démarquer en comptant sur un positionnement bien identifiable », annonce Vianney Leveugle, directeur général du Siziaf. Il faudra donc contribuer à l'attractivité de la zone autrement. « Il faut que l'on se démarque par une stratégie de qualité », renchérit le directeur. Le développement durable est une des solutions retenues. Et cela fonctionne : « une entreprise britannique de services est venue s'implanter très récemment sur le parc, attirée par le bâtiment Regain », commente le directeur. Le Siziaf poursuit donc ses investissements dans ce sens. Parmi les plus notables, le parc va se doter d'un bâtiment Regain bis.




Le Regain bis

Inscrit dans la lignée du premier bâtiment Regain, sorti de terre en 2010, le Regain bis sera un bâtiment passif, à énergie positive. Pour un montant de 600.000 € HT, dont 250.000 € financés par l'Europe, le bâtiment de 200 m² de surface utile sera livré fin 2014, les travaux démarrant en juillet. Avec ses 4 bureaux de 15 m², une salle de réunion de 40 m² et un hall d'accueil au rez-de-chaussée (le bâtiment est sur pilotis), le Regain bis est destiné à accueillir une entreprise, contrairement à son grand frère qui compte plusieurs cellules occupées par différentes entreprises. Il bénéficiera d'une toiture végétalisée, de panneaux photovoltaïques et d'un puit canadien. « Ce sera un bâtiment intelligent, piloté par sonde. Par exemple, dans la salle de réunion, le taux de CO2 fera fonctionner ou non la ventilation. C'est une technique innovante et peu éprouvée », explique Arnaud Lecourieux, responsable environnement au Siziaf.






Un groupement

Pour réaliser le Regain bis, le Siziaf a choisi de travailler avec un groupement d'entreprises du bâtiment : un cabinet d'architecture (Houyez), une société d'ossature bois (Valecobat), un bureau d'étude spécialisé dans la performance énergétique (Bioclim) et une entreprise spécialisée dans le gros oeuvre (Septentrionale). « L'idée est que ces entreprises ne travaillent pas les unes après les autres durant les différentes étapes de la construction mais ensemble, du début à la fin, afin que chacun apporte ses idées à tout moment », explique Vianney Leveugle. L'objectif est de réduire ainsi les coûts tout en optimisant la réalisation du bâtiment qui doit être une vitrine de l'action du parc en termes de développement durable. Le parc compte à ce jour 70 entreprises industrielles ou de services à l'industrie, 5.500 salariés et 360 hectares de terrain dont 100 hectares restants à commercialiser. Il tire sa principale ressource du reversement de la CET collecté par Artois Comm. En 2013, son budget s'élevait à 2,9 M€.




www.parcdesindustries.com

# Services # Investissement