Pas sérieux les jeux vidéos? Pas si sûr. Les technologies développées pour dégommer des zombies ou se défier à coup de sabre laser, ont aussi des applications utiles pour les industriels comme DCNS ou Total. Lors du salon des jeux vidéos de Brest, quelques entreprises brestoises sont venues présenter leur spécialité: les serious games ou jeux sérieux, en français. La plus ancienne, Virtualys (CA: 800 K€, 17 salariés) est issue du centre européen de réalité virtuelle (Cerv), basé à Brest. Spécialiste dans ce domaine, elle a été créée dès 1997. Virtualys ne fait que du BtoB. Parmi ses clients: la SNCF, la RATP, entre autres. La société conçoit des ?Generic Virtual Training?, GVT, c'est-à-dire des logiciels de formation. «C'est avantageux pour les industriels: la 3D permet beaucoup de réalisme mais pas besoin de mobiliser du matériel coûteux et plus de sécurité», explique Olivier Marc, cogérant. Cervval (CA: 400K€; RN: 60K€; 9 salariés) est également issue du Cerv. Créée en 2003, l'entreprise fait de la simulation numérique. Elle s'est petit à petit spécialisée dans tout ce qui est offshore. «Nous travaillons pour des entreprises parapétrolières ou des fabricants d'éoliennes. Nos modèles peuvent simuler ce qui se passe sur une plateforme en mer, par exemple», indique Christophe Le Gal, DG adjoint. L'autre entreprise brestoise JiVé création, vient tout juste de naître. Son domaine est un peu différent. La société va commercialiser, normalement à l'automne prochain, des logiciels de soutien scolaire. La nouveauté: «L'utilisation des technologies avancées du jeu vidéo pour des exercices préparatoires plus ludiques et plus efficients», dixit Yann Cogan, prof de maths et co-créateur avec Cyrille Baudouin. Le modèle économique se base sur un abonnement pour le grand public. «On espère atteindre l'équilibre en année 3.»
www.virtualys.fr www.cervval.com www.jivecreation.fr