Sealynx : Le coup de pouce de Renault au repreneur GMD
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Sealynx : Le coup de pouce de Renault au repreneur GMD

automobile. En consentant des engagements de volumes ainsi qu'un support à l'investissement, Renault permet à GMD d'envisager 30 M€ d'investissements.

Trente-trois millions d'euros. C'est le montant des investissements que le repreneur de Sealynx, le groupe stéphanois GMD, envisage de réaliser dans les trois années à venir. Alain Martineau, son P-dg, l'a confirmé lors de sa visite sur le site de Charleval le 7 mars dernier. Une visite qui intervenait vingt-quatre heures après la mise en délibéré du tribunal de commerce de Nanterre qui a depuis (le 15/03) validé la reprise de l'entreprise normande, et en présence du ministre Arnaud Montebourg venu saluer « un exemple de redressement productif réussi ! »




Cinq cents emplois sauvegardés à Charleval

Après plus de sept années d'incertitude qui ont vu se succéder aux commandes du fabricant de joints d'étanchéité de carrosserie, des actionnaires parfois jugés indélicats -une plainte pour détournement de fonds a été déposée contre le groupe indien, Ruia, précédent actionnaire de Sealynx, par l'administrateur judiciaire- l'entreprise de la vallée de l'Andelle (ex-Metzeler) avait su rebondir en 2012 avec un chiffre d'affaires de l'ordre de 75 millions d'euros dont 60 M€ pour le seul site de Charleval. Grâce à un accord-cadre conclu avec Renault, la nouvelle direction a été en mesure d'assurer le maintien des 500 emplois du site normand et au-delà des 1.000 postes en incluant les filiales marocaines et roumaines. Historiquement dépendant de ses liens avec le constructeur au Losange qui représente en moyenne près de 80 % de son chiffre d'affaires, l'entreprise normande compte également parmi ses clients les groupes PSA et Wolkswagen, les camions de la marque Mercedes et... les véhicules haut de gamme de Mac Laren. Plus de la moitié de la production du site normand est destinée à l'export à travers Renault. « Nous produisons 130 km de joints et 50 tonnes de mélange par jour », explique le directeur commercial de Sealynx Nicolas Milet. Avec la fermeture en décembre dernier de son atelier en Tunisie, le fabricant de joints d'étanchéité a pu rapatrier en Normandie une partie de sa production. Mesure prévue dans le cadre du plan social mais justifiée pour des raisons de rentabilité, insiste le cadre : « l'atelier avait été ouvert en 2006, mais depuis les coûts de transport ont flambé ! » Aujourd'hui, Sealynx et GMD espèrent donc jouer la carte de la complémentarité, comme sur des zones avant pare-brise : « si GMD fourni la grille, nous pourrons fournir le joint » !



Guillaume Ducable

sealynx international
(Charleval) -Alain Martineau (GMD) -Effectif : 500 (27) -CA 2012: 75 M€ @email

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