SDMO : L'entreprise brestoise a conquis le monde pas à pas
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SDMO : L'entreprise brestoise a conquis le monde pas à pas

Finistère SDMO Industries, dont le siège social se trouve à Brest, se classe au troisième rang international dans la construction de groupes électrogènes. La marque est distribuée dans plus de 150pays. C'est le premier exportateur du Finistère.

Le basculement, pour SDMO Industries, est survenu en 1995. Jean-Marie Soula, son directeur général, se souvient: «En France, nous étions arrivés à un niveau d'équipement qui ne nous permettait plus d'évoluer. Nous avons décidé de faire profiter de nos savoir-faire... ailleurs». Aujourd'hui, SDMO Industries dispose de sept filiales internationales: Argentine, Brésil, États-Unis, Angleterre, Espagne, Belgique (plus Hollande) et Allemagne. Il semble bien loin le temps où la famille Meunier créait la Société de distribution des moteurs de l'Ouest, alors spécialisée, comme son nom l'indique, dans la construction de moteurs marins. C'était en 1966. Trois ans plus tard, SDMO s'oriente vers la fabrication de groupes électrogènes. L'entreprise deviendra le troisième groupe mondial dans son domaine en même temps que le leader européen. En 2005, la holding Meunier cède son bébé à l'Américain Kohler. La multinationale demeure brestoise: son siège social se trouve toujours dans la cité du Ponant, à l'instar de l'un de ses trois sites de production français.




76% des ventes à l'export

Résultat, alors que la société écoulait, au début des années 1990, 90% de ses références dans l'Hexagone contre 10% à l'export, la proportion s'est presque complètement inversée: les groupes électrogènes griffés SDMO se vendent désormais à 76% dans plus de 150 pays différents, 24% trouvant preneur en France. La gamme va de produits d'une puissance de 1 kilovolt-ampère (kVA), donc portables, jusqu'à 4.500 kVA, soit des machines d'un poids d'unebonne cinquantaine de tonnes. Si des grandes entreprises nationales de BTP ont favorisé le développement de SDMO Industries à l'étranger, Jean-Marie Soula considère que ses équipes, «notre véritable moteur», ne doivent rien à personne. «Nous avons progressé pas à pas, étape par étape, pays par pays. Dans nos filiales, nous avons reproduit notre organisation technique et commerciale française tout en restant à l'écoute des exigences particulières de nos clients. Chacune d'entre elles s'est développée, jusqu'à prendre plus de 25% de parts de marché dans des endroits où il y avait pourtant des compétiteurs déjà en place».




Concurrence " virulente "

Dans certaines régions du globe, la concurrence s'avère d'ailleurs «particulièrement virulente». Jean-Marie Soula raconte une anecdote: sur le continent africain, des entrepreneurs chinois «sans foi ni loi ont joué avec notre notoriété, copiant trait pour trait certains de nos produits». Parfois, «la mondialisation a ses limites». Il n'empêche. Le directeur général, rentré en 1993 dans la maison, ne se fixe quasiment aucune limite géographique. SDMO Industries a ouvert des bureaux en Afrique du Sud, en Russie, à Dubaï... Autrement dit, le groupe fait des affaires partout «où il y a des besoins énergétiques».

SDMO Industries



(Brest)


Directeur général: Jean-Marie Soula 820 salariés en France, plus de 100 dans les filiales 02 98 41 41 41 www.sdmo.com

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