Sanary-sur-Mer; Le Chantier naval des Baux redémarre fort
# Industrie # Ressources humaines

Sanary-sur-Mer; Le Chantier naval des Baux redémarre fort

Dix-huit mois après sa reprise, le Chantier Naval des Baux retrouve des couleurs. À la clé, des créations d'emplois et le label Entreprise du patrimoine vivant.

À peine 18 mois après avoir repris le Chantier naval des Baux, alors placé en redressement judiciaire, Jean Trapani et Pierre Goursat ont déjà fait passer l'effectif de 8 à 23 personnes. Ils ont également assaini la situation financière de l'entreprise : « En 2012, le chantier réalisait 1,8 M€ de chiffre d'affaires avec 280.000 € de pertes. L'année dernière, nous avons dégagé un résultat positif pour un chiffre d'affaires d'un peu plus d'un million d'euros », détaille Pierre Goursat.

Entreprise du patrimoine vivant
Très récemment, ils ont déroché le label Entreprise du patrimoine vivant. « Il s'agissait de notre première démarche. Cette reconnaissance a permis de remettre l'entreprise sur de bons rails, de réactiver les réseaux locaux, que ce soit dans l'univers de la plaisance ou à l'Arsenal. C'est une marque qui nous permet aujourd'hui de nous démarquer de la concurrence », confie Pierre Goursat. DCNS, les chantiers IMS à Saint-Mandrier ou Other Angle à Marseille, d'autres structures plus petites ou des plaisanciers font appel aux services du Chantier naval des Baux. « Certains étaient ravis de retrouver le savoir-faire de cette entreprise, installée et reconnue depuis 65 ans dans le paysage économique local », explique Jean Trapani. Abrité du port de Sanary-sur-Mer, le chantier peut lever des unités d'environ 30m de long et dispose d'un quai de 20m permettant les interventions à flot.

La relance, et après ?
Le chantier relancé, les deux dirigeants aimeraient maintenir le rythme, « en moyenne quelque 10 % de croissance annuelle ». Néanmoins leurs ambitions se confrontent aujourd'hui à la politique portuaire de la ville de Sanary-sur-Mer, qui les contraint, « à laisser filer des bateaux de plus de 26m à la concurrence ». Du côté de la mairie, Patrice Esquoy, adjoint au maire, « la nouvelle réglementation, qui interdit l'entrée aux navires de plus de 26m, est conforme aux règlements de police. Nos investissements - plus d'1 M€ pour la réalisation d'une aire de carénage et d'une station d'avitaillement en service - étaient quant à eux devenus nécessaires. En aucun cas, nous ne voulons empêcher le chantier de travailler et je ne peux laisser dire que notre politique a arrêté leur évolution ». Alors, le duo de repreneurs explore d'autres pistes de développement. Pierre Goursat et Jean Trapani souhaitent notamment engranger des marchés dans le bâtiment, aujourd'hui ponctuels. « Notre savoir-faire dans la réalisation d'aménagements à bord de bateaux a fait ses preuves dans l'équipement de locaux commerciaux et d'habitats ». Ils ont aussi des projets de développement externes et ont répondu à un Appel à manifestation d'intérêt pour la valorisation du Carré de la Vieille, sur le port de Saint-Mandrier.

Chantier naval des Baux

(Sanary-sur-Mer)
Directeur général : Pierre Goursat
23 salariés
CA 2015 : 1,04 M€
Tel. 04 94 74 00 83

# Industrie # Ressources humaines # Reprise