Le sous-traitant aéronautique Figeac Aéro vient de livrer les premiers planchers A350 issus de ses ateliers de Montoir-de-Bretagne. L’équipementier du Lot a en effet conclu un contrat de 60millions de dollars sur cinq ans avec Spirit Aerosystems pour lui fournir des planchers destinés à équiper les tronçons centraux de l’A350. Les ateliers de Montoir- de-Bretagne en produisent, trois par mois depuis janvier. L’objectif est de porter la cadence à 13 planchers par mois à l’horizon 2018. D’ici cette échéance, Figeac Aéro doit étudier comment va évoluer son implantation dans le bassin nazairien. « Nous nous sommes installés sur le troisième bassin aéronautique français, dans une stratégie de proximité visant à nous rapprocher de nos gros clients que sont Spirit, Stelia et Airbus, avec la volonté de dynamiser notre relation commerciale », explique Jean-Claude Maillard, fondateur en 1989 et P-dg de Figeac Aéro. L’implantation à Montoir était également rendue nécessaire par l’envergure (50m²) des pièces fabriquées qui rend leur transport très difficile.
Deux options
Ayant son siège à Figeac, l’entreprise aéronautique s’est installée dans des ateliers de location, à proximité de Spirit, dans lesquels elle emploie 23 salariés.
« Dans le cadre de notre développement, nous avons deux possibilités. L’hypothèse modeste consiste à limiter notre activité dans la région à un client, Spirit et à un produit, les planchers d’A350. Ou bien nous profitons de notre implantation à Montoir pour acheter un terrain de 30à 60.000m² sur lequel nous construirons, dans un premier temps, un bâtiment de 5.000m² », expose Jean-Claude Maillard.
Le choix définitif n’est pas arrêté. « Nous souhaitons conclure sur la seconde option car la croissance est inscrite dans les gênes de Figeac Aéro mais si aucune solution d’extension ne se présente, nous en resterons à la première hypothèse », insiste le dirigeant qui lance ainsi un appel du pied aux élus locaux pour trouver un terrain. Appel qui ne devrait pas les laisser insensibles car, en cas d’agrandissement, le sous-traitant devrait employer une centaine de salariés à Montoir-de-Bretagne d’ici 2018, puis 200 en 2020.
Mondialisation du groupe
Parallèlement à cette stratégie de proximité avec ses clients, Figeac Aéro cherche à se mondialiser. Le groupe, déjà présent en Tunisie depuis 2010, va créer une filiale au Maroc en 2015 et une au Mexique en 2016. « Nous voulons augmenter la part de nos productions low cost pour répondre aux attentes de nos clients en termes de prix. Cela ne se fait pas aux dépens de nos sites français qui ne se sont jamais autant développés que depuis que nous sommes présents dans des pays à bas coûts. Car cela crée du volume », explique le dirigeant.
Produire en zone dollar
Figeac Aéro qui a racheté, en 2014, un site aux États-Unis a également pour objectif de développer sa production en zone dollar. « Nous vendons 65 % de notre chiffre d’affaires en dollars. Nous voulons porter cette part à 70 % d’ici 2018 même si le taux de change euro/dollar est favorable actuellement », commente Jean-Claude Maillard.
En croissance moyenne de 20 à 50% par an depuis sa création, Figeac Aéro emploie 1.300 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 205millions d’euros.