Saint-Etienne : L'augmentation de la CFE attise la colère des entrepreneurs

Saint-Etienne : L'augmentation de la CFE attise la colère des entrepreneurs

La colère gronde à Saint-Etienne. La CFE, cotisation foncière des entreprises, est au cœur de toutes les discussions du moment. Il y a un an, le Journal des entreprises relayait l’inquiétude du Medef et de l’opposition concernant la décision de Saint-Etienne Métropole d’augmenter les bases d’établissement de la cotisation minimale due
dans le cadre de la CFE.




500% de hausse

A l’époque, peu de chefs d’entreprises se disaient inquiets de cette augmentation. La donne a changé puisque les entrepreneurs reçoivent ces jours-ci, l’avis d’imposition de cette taxe qui a succédé, depuis 2010, à la taxe professionnelle. Certaines entreprises de la région stéphanoise ont eu la désagréable surprise de constater une hausse de près de 500% de leur cotisation. Tous les syndicats patronaux manifestent, depuis quelques jours, leur mécontentement. L’UPA, la Capeb, le GAD et la CNAMS organisent même, ce 19 novembre, une manifestation contre les hausses des différentes taxes supportées par les entreprises.



Des entrepreneurs du Gier sont également fortement mobilisés sur cette question.
« Les effets de seuil, à partir de 100.000 euros de chiffre d’affaires sont désastreux. Pour un commerçant, une hausse de 1.500 euros de la CFE représente un mois de salaire ! », insiste Eric le Jaouen, président du Medef Loire.



Maurice Vincent, le président de Saint-Etienne Métropole, se dit conscient des conséquences en terme de compétitivité pour les entreprises locales, notamment « pour des artisans et commerçants ayant réalisé un chiffre d’affaires de plus de 100.000 euros en 2011). Il dénonce les changements de règles dictés par l’Etat depuis 4 ans et l’absence de simulations mises à disposition alors que les modalités techniques de cette taxe sont très complexes. « De plus, la loi ne permet pas de différencier les redevables selon leur catégorie ou secteur d’activité », regrette-t-il. Le président de Saint-Etienne-Métropole assure qu’il déposera un amendement au Sénat dès que possible et que son agglomération « adaptera ses décisions pour revenir à une situation acceptable ». Maurice Vincent a prévu, cet après-midi, venbdredi 16 novembre, une réunion de travail avec, notamment, les syndicats patronaux.




> Plus de témoignages et de détails dans notre édition du 7 décembre.