Outre une levée de fonds de 1 milliard d'euros et le renforcement à son capital de la participation de BPI France ainsi que du groupe Japonais NSSMC (Nippon Steel & Sumitomo Metal Corporation Group), Vallourec confirme la réduction de ses capacités industrielles en Europe de près de moitié avec à la clé la fermeture des deux laminoirs de Deville-lès-Rouen en Seine-Maritime et de Saint-Saulve dans le Nord.
180 suppressions de postes à Deville-lès-Rouen
En Normandie, le site qui emploie actuellement 380 personnes va donc subir avant la fin de l'année 2017 la suppression de 180 postes. Un chiffre plus élevé que ce qui était initialement prévu dans le PSE mis en place à l'été 2015 (une centaine de postes étaient alors concernés) et dont la mise en œuvre avait été suspendue en janvier de cette année.
Le laminage en Allemagne
Le groupe précise que l'activité de laminage sera désormais concentrée sur ses sites en Allemagne. Les unités françaises étant destinées à devenir "centres d'expertise dans le domaine de la finition et notamment des traitements thermiques" qui sont une des spécialité du site normand. Une unité de traitement thermique doit d'ailleurs fermer sur le site de BellShill en Ecosse.
Face à un marché mondial beaucoup moins porteur pour le fabricant de solutions tubulaires, notamment à destination de l'industrie pétrolière, le groupe français a fait le choix "d'ajuster significativement (son) empreinte industrielle européenne", justifie le président du directoire Philippe Crouzet. Objectif: "renouer avec une croissance rentable à long terme".