Après l'annonce en novembre dernier de la mise en œuvre d'un plan de sauvegarde au niveau européen qui allait entrainer la disparition de 196 emplois sur son site de Grand-Couronne, le papetier finlandais UPM-Kymenne a accepté de différer sa mise en œuvre de trois mois pour permettre aux représentants des salariés du site de commanditer une étude sur l'avenir de la ligne concernée.
Lobbying intense des élus locaux
Face à l'intense lobbying des élus locaux, le président de région Nicolas Mayer-Rossignol (PS), les député Guillaume Bachelay (PS), le sénateur Didier Marie (PS), le président du département Nicolas Rouly (PS) et le président de la Métropole Frédéric Sanchez (PS), le papetier avait accepté l'idée de céder la "ligne 3" de son usine de fabrication de papier journal à un futur exploitant qui n'entrerait pas en concurrence avec ses autres sites européens.
Une étude à 140.000 euros
C'est ce que devra déterminer l'étude voulue par les salariés et menée par le cabinet Secafi. Une étude dont les élus locaux réunis en groupe de travail vendredi 6 mars dernier au Conseil régional, ont validé le financement à hauteur de 80%: 40% pour la région, 20% pour le département et 20% pour la Métropole Rouen Normandie. Le coût total de l'opération est estimé, selon les syndicats, à environ 140.000 euros.