Roland Rebeyrole : «Les tripes, un plat plaisir!»
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Roland Rebeyrole : «Les tripes, un plat plaisir!»



Connaissez-vous la typologie de ceux qui consomment vos produits?

Globalement, ce sont des hommes de plus de trente-cinq ans. Cela s'explique par le fait qu'il s'agit d'un produit que l'on découvre au fur et à mesure que l'on avance dans la vie. On peut donc considérer que la pyramide des âges est favorable à la consommation de nos produits!


Comment évolue la consommation de ces produits justement très typés?

Nous nous sommes beaucoup posé la question. Finalement, nos volumes suivent l'état général de la consommation en France. Mais nous gardons toujours un noyau de clientèle qui reste attaché à ce plat plaisir. Globalement, la consommation de nos produits n'a pas connu d'évolution négative depuis vingt ans.


La triperie est souvent perçue comme un plat typiquement normand. Votre marché est-il exclusivement régional? La culture de la triperie est au départ méditerranéenne: la panse d'agneau, de boeuf ou encore la cervelle sont appréciées des deux côtés de la Méditerranée. C'est pour cela que nos produits ont un bon taux de pénétration en région PACA. Mais c'est vrai que globalement, nous vendons principalement nos produits entre Rouen et Lille, et également en région parisienne.
De la même manière, vos produits sont-ils exportables hors des frontières hexagonales? Nous avons déjà tenté de nous développer à l'international, mais le problème c'est que l'on trouve des produits équivalents dans beaucoup de pays, notamment en Europe de l'Est. Cela reste un produit de terroir, donc difficilement exportable.
Est-ce important d'être normand lorsque l'on commercialise ce type de produits? Incontestablement, être au coeur de la Normandie c'est un atout pour être bien identifié. Il y a une certaine légitimité à produire des tripes en Normandie. C'est une culture locale, très liée au terroir et à l'utilisation de la panse de boeuf.

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