Robotique : Un nouvel entrant pour injecter une stratégie

Robotique : Un nouvel entrant pour injecter une stratégie

CLUSTER. La filière robotique s'organise en Rhône-Alpes avec l'arrivée d'un "méta-cluster" destiné à organiser et structurer les acteurs industriels et de service.

Comme l'annonçait début novembre le Journal des Entreprises sur son site internet, un nouveau cluster dédié aux robots va éclore début 2015. Ou plutôt un méta-cluster, qui sera piloté par l'actuel directeur général de Thésame, André Montaud, appuyé par Frédéric Hélin directeur de la filière robotique et systèmes intelligents. Pourquoi "Méta" ? Simplement car cette structure dont la gouvernance sera partagée par les entreprises, les collectivités et les organismes de formation et de recherche va chapeauter l'ensemble des clusters qui existent déjà et qui font appel aux robots, industriels ou de service. Ainsi André Montaud et Frédéric Hélin devront-ils organiser une filière du robot qui ira de LUTB (Lyon Urban Truck & Bus) à I-Care, en passant par Viaméca, Arve Industries et jusqu'au cluster Edit. « Le marché de la robotique mondial, qui est de 27Md$ par an, croît en moyenne de 10 % chaque année. Même si la France ne représente que 1 % de ce chiffre, nous devons nous positionner » détaille André Montaud. Selon lui, Rhône-Alpes qui sera, après Midi-Pyrénées, l'Aquitaine, les Pays de Loire et l'Ile-de-France, une des cinq régions dotée d'un tel outil, a de formidables atouts pour booster le secteur. À commencer par la présence sur le territoire de toute la filière verticale tels que les fabricants de sous-ensemble et de composants. Ce métacluster doté d'une structure "légère" de quatre permanents dont les deux cités plus haut disposera d'un budget de 200K€ avec en réalité un déploiement de 3M€ par an grâce aux subventions de la région et à Bpifrance. Le cluster s'attachera à mettre en musique et à optimiser trois outils déjà existants : Robot Start-Up PME (sensibilisation), le prêt Robotique de Bpifrance (financement) et le Plan PME (organisation). « La démarche doit permettre de rattraper notre retard, important, avec nos voisins allemands et italiens, souligne Frédéric Hélin. La France est sous-robotisée, or les industriels doivent impérativement moderniser leurs ateliers pour les rendre attractifs et attirer une main d'oeuvre qualifiée. Sans la présence de robots, les industries françaises ne parviendront pas à briser le plafond de verre » prophétise-t-il. En plus de travailler à renforcer la présence de robots dans les PME-PMI, ce nouvel outil régional s'attachera à faire émerger de nouvelles start-up robotiques « avec l'impérative nécessité de satisfaire un usage car l'on sait aujourd'hui que technologiquement les start-up robotiques sont performantes » souligne André Montaud.