Trouver les process pour faire plus vite et moins cher. C’est en ces termes que Jean-Jack Queyranne, président du Conseil régional Rhône Alpes et Gérard Legras, conseiller spécial délégué à la politique foncière ont défini ce matin l’objectif des réflexions menées autour de la structuration d’une filière pour la requalification des friches. Ainsi, pour réhabiliter efficacement les quelque 658 terrains industriels pollués du territoire (soit environ un millier d’hectares), dont les 3/4 se trouvent dans la Loire, le Rhône, l’Isère et la Savoie, des moyens financiers doivent être débloqués, des méthodologies imaginées… Et avant tout, il faut coordonner les actions des diverses parties prenantes.
Grâce à des tables rondes, ingénieurs, représentants de collectivités, universitaires, experts de bureaux d’études… vont tenter de partager leur savoir-faire. Et, si les échanges se montrent fructueux, une dynamique commune devrait émerger.
Des ressources foncières
Coordonner les actions apparait comme le moyen d’agir pour l’environnement mais aussi de « répondre à des enjeux économiques et sociaux », note Jean-Jack Queyranne. En effet, la question foncière s’invite au centre des débats dans la mesure où l’urbanisation a largement appauvrie l’espace disponible. Les friches ont d’autant plus de valeur que bien souvent elles se trouvent au cœur des villes. Autre aspect positif : créer une filière dédiée à la valorisation de ces hectares à l’abandon devrait favoriser l’emploi.
Au niveau opérationnel, projet imaginé par la région va s’appuyer sur trois partenaires : le centre d’échanges et de ressources foncières en Rhône Alpes (CERF), le pôle de compétitivité Axelera pour les questions de dépollution et le cluster Indura concernant les problématiques de déconstruction.
Côté finances, le budget 2015 de la région prévoit d’allouer 1 million à cette revalorisation des espaces. En parallèle, le Fonds européen de développement régional (FEDER) devrait débloquer 24.7 millions d’euros. Cette enveloppe viendrait confirmer l’engagement de l’Union en faveur de la protection des sols et du capital naturel de ses membres.
Les friches apparaissent comme un enjeu de taille en matière foncière. Aussi, la région entend fédérer les opérateurs concernés par leur requalification pour trouver des leviers d’action concertés.