À peine rendu publics les voeux du Président de la République de réformer la carte territoriale en rapprochant, notamment, certaines régions entre elles, que les regards se sont presque instantanément -naturellement ?- tournés vers la Normandie. Est-ce un hasard si le premier exemple qui vient à l'esprit des commentateurs et médias de tout poil est la fusion de la Haute et de la Basse-Normandie ? Vu de l'extérieur, le rapprochement tombe sous le sens. Mais lorsque l'on interroge les premiers concernés, les choses ne semblent jamais aussi simples. Sûr de son effet, le président de la région Basse-Normandie, Laurent Beauvais (PS), a tiré le premier, se disant favorable à un rapprochement. Une idée que son homologue haut-normand, Nicolas Mayer-Rossignol (PS), paraît moins prompt à reprendre à son compte, préférant mettre en avant les coopérations déjà existantes, et posant en préalable le choix de Rouen comme future capitale ! Le débat est ancien et rien n'est moins sûr que de voir François Hollande réussir là où tous les autres avant lui ont échoué. Hervé Morin (UDI) avait axé sa campagne pour les régionales de 2007 sur ce thème... et s'était retrouvé bien seul sur ce terrain. L'impécuniosité persistante et aggravée de l'État sera peut-être le levier ultime de la réorganisation territoriale ?
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