« Nous sommes dans une période de transition, la future région Acal (ou Alca, ndlr) est un enjeu très important, elle représente l'opportunité de rebâtir notre fédération, nous contruisons la CGPME du futur. » Pour Philippe Guillaume, vice-président en charge de la coordination des unions territoriales, la future grande région « concentrera 400.000 entreprises dont 170.000 sont adhérentes de la CGPME. Notre objectif est d'être la première organisation patronale de France. »
De passage à Metz, François Asselin, président de la fédération patronale, a confirmé : « afin de coller à la future réalité administrative, nous allons modifier et supprimer un certain nombre de dispositifs ainsi que de mandataires, mais l'Acal est pour nous une opportunité plutôt qu'une menace. » Le président de la CGPME a appuyé « l'importance de venir au contact des locales. La réforme territoriale représente un autre défi : garder la proximité avant tout, et ne surtout pas lâcher le terrain. »
François Asselin a également profité de sa venue en Lorraine, pour préciser les propositions faites au gouvernement au début du mois de juin, avant la présentation par Manuel Valls ce 9 juin d'un ensemble de mesures à l’issue d’un conseil des ministres restreint à l’Elysée. « Nous avons notamment décelé une légère ouverture sur les CDD. Aujourd'hui, un CDD ne peut être renouvelé qu'une seule fois dans la période légale, nous appelons à ce qu'il soit renouvelé au moins trois fois. Le gouvernement serait également « prêt » à plafonner les indemnités prud'homales. » Les 39 propositions sont en ligne sur le site de la CGPME.