Quelle responsabilité après avoir licencié ?

Quelle responsabilité après avoir licencié ?

Molex : 5M€. Alcan : 1,5M€. Freescale : 4,8M€. Chaque année, ce sont plusieurs millions d'euros que de grands groupes allouent à la revitalisation d'un bassin d'emploi qu'ils ont fragilisé par des licenciements collectifs (cf. dossier en page 2). La raison en est simple : depuis 2005, l'État leur impose de contribuer à un nombre de créations d'emplois équivalent à celui qu'elles ont supprimé. Certes, la méthode peut toujours être contestée : « logique purement comptable », « obligation de moyens mais pas de résultats »... Mais on peut aussi en retenir l'esprit général. On licencie rarement par plaisir. Simplement, lorsqu'une menace sur l'emploi survient, certains comportements sont plus exemplaires que d'autres... Et la responsabilité n'est nullement proportionnelle à la taille de l'entreprise. Nombreuses sont les TPE et PME qui cherchent des solutions, parfois à plusieurs, pour limiter la casse sociale, à défaut de pouvoir l'éviter : ici on se rapproche de ses concurrents pour reclasser une partie de ses salariés, là on organise un forum de l'emploi pour connecter des entreprises qui recrutent avec d'autres qui licencient, etc. Plus qu'une convention avec l'État, la revitalisation c'est l'affaire de tous. Des grands groupes comme des PME et TPE. @email

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