Le suspens est clos. Le nom du lauréat pressenti pour le projet de construction de la futur tour Occitanie Tower a été révélé ce mercredi 15 mars, au salon Mipim à Cannes. Validé en octobre dernier par le conseil municipal de Toulouse, le plan local d'urbanisme sur le programme d'aménagement autour de la gare Marabiau (projet Teso, Toulouse Eurosudouest) incluait celui d'une tour pouvant atteindre les 150 mètres. C'est confirmé aujourd'hui avec le choix du projet porté par la Compagnie de Phalsbourg, un acteur du marché de l’immobilier qui pèse lourd en France, avec 500 000 m2 en exploitation pour une valeur de patrimoine de 1,243 milliard d'euros. La tour a été dessinée par l'architecte américain Daniel Libesking. Celui-ci a une réputation internationale , auteur notamment du musée juif de Berlin, du musée d’art moderne de Denver, du musée royal d’histoire naturelle de Toronto et du World Trade Center de New York. Le cabinet d'architectes Khardam Cardete Huet est aussi associé au projet.
130 millions d'euros d'investissement
Le projet sélectionné consiste en;un gratte-ciel de 150 mètres. Ce sera le point culminant des building toulousains. La tour fera 40 étages et une spirale végétale s'enroulera tout autour, pour finir en jardin à son sommet. Occitanie Tower représente un investissement potentiel de 130 millions d'euros. La livraison est aujourd'hui annoncée pour 2021-2022. D’une surface totale de 30 000 m², Occitanie Tower accueillera 11 000 m² de bureaux, 100 à 120 logements, et un restaurant-bar panoramique aux deux derniers niveaux. Un hôtel Hilton, 2 000 m² de commerce set des locaux SNCF prendront place dans le socle de la tour.
Questions à Jean-Luc Moudenc, suite à la présentation du gratte-ciel :
Le Journal des Entreprises : Comment défendez-vous le choix d'un gratte-ciel moderne, loin du style architectural local ?
Jean-Luc Moudenc : C'est un projet audacieux qui rompt effectivement avec les habitudes architecturales de Toulouse. Nous voulions faire passer un message dynamique, reflet de ce qu'est aujourd'hui Toulouse : une ville créatrice d'emplois et au fort développement démographique et économique. C'est une signature à la hauteur de nos ambitions.
Quelle vision avez-vous du futur quartier Matabiau ?
J.L.M : La tour comprendra des logements, des bureaux, des commerces, un hôtel et, sur son toit terrasse, un restaurant et un jardin public. Notre objectif est de créer dans Toulouse-centre un nouveau poumon économique. Aujourd'hui les entreprises de taille moyenne ne peuvent pas s'installer au cœur de la ville, par manque de place. Cette tour relancera le quartier. Mais ce ne sera pas La Défense non plus, étant donné la mixité voulue avec du logement, des commerces et des services.