PSA La Janais : Pas de chômage pour la cellule emploi mobilité
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PSA La Janais : Pas de chômage pour la cellule emploi mobilité

En place depuis quelques mois, la cellule emploi mobilité de PSA Rennes multiplie les actions. En quelques semaines, près de 600 salariés ont déjà adhéré à l'une des offres de reclassement.

18 personnes, 200m² au coeur de l'usine, douze bureaux, une zone d'accueil, des espaces administratifs et internet, des surfaces d'affichage... Impressionnante, la cellule emploi mobilité mise en place par PSA Rennes depuis plusieurs mois! Une grosse machine dont l'objectif est on ne peut plus clair: «que le sureffectif soit résorbé». Éric Lévêque ne s'en cache pas. Le DRH de la Janais doit répondre aux exigences du groupe annoncées en fin d'année: réduire de 1.750 postes l'usine bretonne. Un job que l'on n'aime pas particulièrement quand on est directeur des ressources humaines. L'homme préférait sans doute la période 2003-2007, où la Janais tournait à plein régime, 7 jours sur 7, nécessitant le recrutement de 1.350 personnes. Mais voilà, le secteur est ainsi. «L'automobile est faite de sinusoïdes», rappelle le DRH. Et selon lui, «la courbe ne repartira jamais à des niveaux équivalents» aux années 2003-2007.




«Ne pas les abandonner»

Pour passer d'une capacité de 400.000 véhicules/an à 200.000, Rennes doit donc inciter ses collaborateurs à partir. C'est la difficile mission de la cellule emploi mobilité. «Depuis début janvier, elle a reçu 1.557 appels», précise Éric Lévêque. Et le mois dernier, près de 600 salariés ont opté pour l'une des solutions proposées: mutations, retraites et projets personnels comme la création d'entreprise (lire ci-dessous) ou les congés longue durée. PSA s'est adjoint les services du cabinet parisien Sodie. C'est ce dernier qui reçoit les porteurs de projets et leur conseille ou non de poursuivre dans cette voie. «Il y a très souvent des projets jugés incomplets», indique Éric Lévêque. Mais pas question, malgré le temps qui presse, d'inciter les salariés à faire n'importe quoi. «C'est un vieux principe de PSA. Même dans les périodes difficiles ou très difficiles, on fait en sorte de ne pas abandonner nos collaborateurs. On leur donne les moyens de rebondir». Et c'est vrai que, comparé à une PME qui doit licencier, PSA offre un sérieux coup de pouce. Pour une mutation, les aides peuvent aller de 9.000 à 47.000 €. «Une personne mariée avec deux enfants, dont le salaire mensuel est de 2.000 € et qui est mutée en région parisienne va recevoir une prime d'installation de 9.654 € et une prime de mobilité de 44.156 € cite en exemple le DRH. Seront également pris en charge les frais de déplacement, les frais d'agences immobilières. On aide le conjoint à trouver un emploi...»




Offres sur un plateau

Pour épauler les salariés dans la recherche d'un nouveau job, PSA met par ailleurs en ligne, sur son intranet, toutes les offres d'emploi internes et externes. Offres qui sont également affichées dans l'usine. Une lettre hebdomadaire vient en outre faire un zoom sur un point particulier. Des entreprises extérieures au groupe - nationales ou locales - comme la SNCF, Samsic, MX, Bridor ou encore Areva viennent sur le site proposer leurs offres. Un ensemble de dispositions qui participe à créer une ambiance particulière sur le site. «Toute notre communication réside à dire aux salariés qu'ils sont, chacun d'entre eux, acteur de leur carrière, explique Éric Lévêque. Nous, Entreprise, on se doit de dire la vérité mais aussi d'offrir des solutions».

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