Ses toits pointus en bois, pouvant rappeler d’anciens hangars à céréales, se devinent depuis l’autoroute A75 qui relie Clermont-Ferrand à Montpellier. Le Grand Mess ouvrira finalement ses portes pour la deuxième quinzaine de décembre. La direction de l’établissement vient de l’annoncer. Cet été, un incident électrique l’avait contrainte à reporter l’ouverture initialement prévue fin août à Clermont-Ferrand.
"Les panneaux électriques ont été détériorés et il fallait les changer. Mais il y avait un délai de trois mois pour en obtenir de nouveaux", indique Margaux Montel, directrice générale du Grand Mess, qui précise que la date exacte d’ouverture ne pourra être connue que dans quelques semaines en fonction de l’évolution des travaux.
Un investissement massif
Situé à l’entrée de la capitale auvergnate et jouissant d’une vue sur la chaîne des Puys, Le Grand Mess est un projet pharaonique. 20 millions d’euros ont été investis dans cet immense établissement de 5 600 m² qui comprend un hôtel quatre étoiles de 96 chambres (de 16 à 70 m²), deux restaurants pouvant accueillir chacun jusqu’à 200 personnes, deux rooftops, un grand bar central, un patio et sept salles de séminaires. Margaux Montel, qui n’est autre que la fille d’un des fondateurs auvergnats de la chaîne de magasins de textiles Défi Mode, a monté ce projet avec son mari Jean-Baptiste Gravier.
"Nous visons une clientèle d’affaires mais aussi touristique, notamment familiale. Et nous souhaitons également être un lieu de rassemblement pour les locaux", détaille la jeune femme de 39 ans, diplômée d’une école de commerce parisienne (ESCP).
Développer la marque dans d’autres villes françaises
L’établissement a bénéficié du soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de l’Ademe. La Banque des Territoires est, elle, associée minoritaire dans la foncière qui porte les murs de Grand Mess Clermont-Ferrand. Dès la fin de l’année, près de 90 personnes travailleront au Grand Mess : chefs de cuisine, gouvernantes, responsables de maintenance… Des concerts et des DJ sets seront aussi programmés.
"Nous pouvons accueillir des évènements d’entreprises ou privés. Certains de nos espaces sont privatisables. Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait une grosse demande sur ce type de lieux et que l’offre n’était pas encore assez développée dans les métropoles régionales. Or ces villes sont un moteur puissant de l’économie française, et très dynamiques", note Margaux Montel.
L’idée est, d’ailleurs, de dupliquer le concept du Grand Mess en France, mais dans un second temps. "Si le projet plaît, nous pensons aller vers un label et développer la marque dans d’autres villes, à commencer par Lyon, en adaptant chaque établissement à son territoire", projette la co-fondatrice du Grand Mess.
Il faut dire que le couple d’entrepreneurs a une certaine expérience. L’établissement clermontois n’est pas son premier projet. À la tête de Mess Family (300 salariés), il crée et développe des lieux de restauration et de fête dans les Alpes françaises depuis 12 ans. C’est, ici, un nouveau défi que l'établissement, discret sur son chiffre d'affaires, se lance.