Projet de loi El Khomri : La CGPME entre doutes et satisfactions

Projet de loi El Khomri : La CGPME entre doutes et satisfactions

Dans un communiqué, la CGPME réagit au projet de loi initié par Myriam El Khomri, ministre du Travail. Ci-dessous, les premiers éléments de réflexion du syndicat patronal.

> Le points positifs



« À ce stade, le projet de loi El Khomri contient, c'est indéniable, certaines mesures positives pour les entreprises.
Plafonner les indemnités aux prud'hommes ou préciser les motifs du licenciement économique donnera davantage de visibilité aux employeurs sans pour autant pénaliser les salariés. Ce seraient là de véritables progrès qu'il faudrait saluer s'ils étaient effectivement votés en l'état ».




> Les éléments de doute



« Pour le reste, il faut le dire, les avancées potentielles risquent, pour la plupart des entreprises françaises, de n'être que des mirages lointains et inaccessibles.
L'augmentation de la durée maximale du temps de travail hebdomadaire, la modulation annuelle du temps de travail ou l'assouplissement des accords de maintien dans l'emploi passeront par des accords signés par des syndicats de salariés... absents de la quasi-totalité des PME.



Or, sans accord, les mesures applicables resteront déterminées par la loi.
En clair, si le texte est voté en l'état, les grandes entreprises bénéficieront de plus de souplesse tandis que rien ne changera pour les PME. Une nouvelle forme de distorsion de concurrence...»




> Ce que demande la CGPME



« La CGPME réclame donc, en l'absence de syndicats de salariés,
la possibilité d'élargir le pouvoir de négociation des représentants du personnel et, en cas de carence, la possibilité pour l'employeur de recourir, à son initiative, à
des référendums d'entreprises.
Quant aux branches professionnelles elles doivent d'une part
conserver leur pouvoir de régulation au sein d'un secteur et d'autre part, pouvoir
proposer des accords types aux TPE, à charge pour ces dernières de les faire valider par référendum.»