«Cette réunion était liée à un besoin ressenti par les sociétés que nous rencontrons, et nous avons voulu présenter des témoignages d'entreprises ayant réussi à l'export », explique Émilie Feral, P-dg d'Isotec invest, et présidente, depuis juin2007, de Procamex.
Se confronter à de vrais concurrents
Jean-Benoît Hugues, de la société Castellas, qui réalise près de 1,2M€ de CA en produisant de l'huile d'olive et qui exporte près de 30% de sa production, a ainsi rappelé que l'international constitue un excellent moyen de valoriser une entreprise. «Il y a certes des inconvénients. Cela prend du temps et il faut maîtriser la langue des pays où l'on souhaite exporter, mais l'export permet d'avoir deux marchés et de se confronter à de vrais concurrents. Car les entreprises n'exportent que leurs meilleurs produits. Nous produisons de l'huile d'olive AOC Vallée des Baux, en France, nous sommes un peu protégés. Procamex nous a permis de participer notamment au Sial. En nous regroupant sur un stand collectif, nous paraissons plus importants. Procamex est un catalyseur d'énergie », a-t-il ainsi commenté. «En se positionnant à l'international, il faut toutefois prendre garde à ne pas oublier le marché français et continuer à y investir », ajoute de son côté Jacques Gautier, de Gautier semences, qui réalise aujourd'hui 65% de son activité à l'export. «En revanche, l'international permet de croître quand le marché local stagne ».
Le 10novembre dernier, l'association Provence Camargue Export (Procamex) a organisé à la CCI du Pays d'Arles une rencontre baptisée ?L'export, source de développement? afin de sensibiliser les entreprises aux opportunités de l'international.