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Pourquoi Wildmoka se met au sport
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Pourquoi Wildmoka se met au sport

Avec le lancement de Moments Sports Studio et l'annonce de son partenariat avec le réseau de dirigeants d'entreprises sportives iSportconnect, l'entreprise sophipolitaine spécialiste de l'édition de contenus vidéos investit un marché complémentaire - les événements sportifs - particulièrement réceptif aux contenus live.

Généraliste, Wildmoka l'est et le restera. Toutefois, avec sa plateforme Moments Sports Studio, elle s'engage dans une stratégie de développement verticale où le sport tient bonne place. Sorti en début d'année, ce nouvel outil reprend les fondamentaux de sa plateforme Cloud, Moments Suite, qui permet aujourd'hui aux chaines de télévision françaises (France Télévision, celles du Groupe Altice, Orange...) et américaines (Fox, Newsmax) de générer, à partir de leurs contenus audiovisuels, de courtes vidéos enrichies compatibles avec les réseaux sociaux pour créer de nouvelles interactions avec leur public. Moments Sports Studio va plus loin dans la mesure où « elle analyse automatiquement les meilleures actions d'un événement sportif live pour en extraire les moments clés en temps réel. Nous sommes ainsi capable de publier jusqu'à 200 clips sur un match sans intervention manuelle quelle que soit la plateforme sur laquelle se trouvent les fans », indique Cristian Livadiotti, co-fondateur avec Thomas Menguy de Wildmoka.

iSportconnect pour creuser l'écart

Si le sport représente "un des segments verticaux" sur lequel Wildmoka investit, c'est parce que « c'est un des modèles où le digital est le plus mature, où l'argent ne constitue pas un frein et où les fans, nombreux, sont demandeurs de plus de contenus et tout de suite ». L'alpha et l'oméga de la jeune pousse, en somme, déjà présente sur ce secteur à travers les outils développés pour BeIN Sports, SFR Sport ou encore Relevent, société américaine organisatrice de l'International Champions Cup. Mais pour creuser l'écart, la start-up vient de signer un partenariat avec iSportconnect, le plus grand réseau privé de dirigeants d'entreprises sportives, afin d'être plus visible des détenteurs de droits sportifs dont la problématique consiste à mieux capter des audiences qui se tournent vers le web par le biais des réseaux sociaux, applications mobiles et live streaming. Autre intérêt, le réseau anglais, bien implanté en Europe, se déploie actuellement aux Etats-Unis et au Moyen Orient. Des places géographiques qui intéressent la start-up qui s'est fixée comme objectif, en 2017, « d'accélérer en Europe et aux USA, et de prospecter le Middle East », détaille Cristian Livadiotti.

Nouvelle levée de fonds en préparation

Fondée en 2013, Wildmoka compte une trentaine de salariés répartis entre son siège sophipolitain et ses bureaux commerciaux à Paris, San Francisco, Dallas et Sydney. Une présence qu'il convient désormais de déployer plus largement : « La traction marché devient de plus en plus forte car les plateformes commencent à rapporter des revenus. Cela nécessite donc le déploiement d'une force commerciale globale pour toucher chacun de nos pays cibles », estime le co-dirigeant qui s'engage dans une nouvelle levée de fonds « de plusieurs millions d'euros » qu'il espère conclure d'ici à la fin de l'année. Cette somme servira également à financer « une R&D avancée » afin de travailler sur des éléments de différenciation, dont ceux permettant de mieux supporter les nouveaux réseaux sociaux comme Snapchat. « Il s'agit de permettre à nos clients de déployer le même contenu sur toutes les plateformes digitales. Or chacune a ses propres codes et aucune ne surpasse véritablement les autres ». Wildmoka avait réalisé une première levée de fonds d'envergue - 2 millions d'euros - fin 2015 auprès d'Agicap, Entrepreneurs Factory et Starquest. L'entreprise, qui ne communique pas son chiffre d'affaires 2016, vise toutefois entre 2 et 3 millions d'euros de facturations pour l'exercice en cours.

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