Le 14 octobre, la Métropole européenne de Lille (90 communes) a été désignée « Capitale mondiale du design » pour l’année 2020 par la World Design Organization. Un coup de maître de la part de la ville de Martine Aubry, qui a devancé en finale la ville australienne de Sydney, qui postulait pour la troisième fois.
À Saint-Etienne, seule ville française labellisée par le « réseau des villes créatives Unesco » dans la catégorie design, l’information n’est pas passée inaperçue. Elus, acteurs économiques et citoyens n’ont pas hésité ces derniers jours à faire part de leur incompréhension, voire de leur insatisfaction sur les réseaux sociaux. Comment se fait-il que ce titre ait échappé à Saint-Etienne ? Que font la métropole stéphanoise et la Cité du design ? Les questions pleuvent et les reproches aussi !
Saint-Etienne pas candidate
Pourtant la réponse est on ne peut plus simple et claire. « Nous avons fait le choix de ne pas être candidat et de concentrer nos moyens, qui ne sont pas illimités, sur le réseau Unesco plutôt que sur des réseaux de second rang », explique le maire de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole Gaël Perdriau.
Assumant parfaitement ce choix, l’édile stéphanois ne cache d’ailleurs pas son regard critique à l’égard de la World Design Organization : « L’Unesco fait les choses sérieusement, suivant des critères partagés à l’international. Et puis Saint-Etienne Ville Unesco Design est un label que l’on a dans la durée alors que cette association, qui n’est pas une institution qui représente les États, donne ce label une fois tous les deux ans à des villes qui tournent et dont aucune, d’ailleurs, ne fait partie du réseau Unesco ».