Pourquoi les Banques Populaires de PACA envisagent-elles de se regrouper ?

Pourquoi les Banques Populaires de PACA envisagent-elles de se regrouper ?

Les Conseils d’Administration de la Banque Populaire Côte d’Azur, de la Banque Populaire Provençale et Corse et de la Banque Chaix, viennent d'annoncer l’ouverture d’une étude d’opportunité et de faisabilité en vue d’un rapprochement éventuel. L'objectif : gagner en force de frappe pour mieux s'adapter à la digitalisation de la relation client.

L'annonce est tombée le 4 avril dernier via un court communiqué. Les Banques Populaires Côte d'Azur, Provençale et Corse, et la Banque Chaix envisagent un rapprochement qui pourrait déboucher sur la constitution d'une grande Banque Populaire méditerranéenne. Une éventuelle fusion qui s'explique par l'accélération de la digitalisation de la relation client, selon Catherine Gaulier, directrice communication de la Banque Populaire Côte d'Azur. "Cette formidable accélération du digital dans nos métiers suppose des investissements importants. Or, les sources de revenus des banques de détail traditionnelles sont à un niveau bas, du fait des taux bas, ce qui pèse sur le produit net bancaire (PNB)". Autrement dit, la nécessité d'investir pour adapter le service bancaire à la révolution numérique bute sur des sources de revenus en tension. Voilà pour le contexte.

"Le banquier au bout du doigt"
En PACA, le rapprochement envisagé des trois structures du groupe bancaire, la Banque Populaire Côte d'Azur, la Banque Populaire Provençale et Corse et la Banque Chaix dont le siège est à Avignon, permettrait donc de constituer un ensemble disposant d'une plus grande force de frappe, avec des moyens et des synergies supplémentaires notamment en matière de développement et de coût. "Nous sommes la banque des artisans et des commerçants, des métiers eux aussi bousculés par l'accélération du digital. Il s'agit donc de les accompagner dans de bonnes conditions en leur permettant d'avoir leur banquier au bout du doigt. Et cela nécessite de réorganiser notre modèle".
Une étude d'opportunité et de faisabilité a donc été décidée le 31 mars dernier. "Tous les aspects de ce possible rapprochement seront analysés pour une éventuelle décision de fusion par les Conseils d'Administration des trois banques à l'automne et son approbation par les Assemblées Générales avant la fin de l'année 2016", précise-t-elle.
Au total, le nouvel ensemble regrouperait 2.400 collaborateurs au service de plus de 500.000 clients répartis entre Monaco et la Gard, en passant par la Corse et le Vaucluse.