Une poule d’eau du sculpteur français François Pompon adjugée pour 50.000€, un ensemble de dessin de Charles-Antoine Coypel, peintre du XVIIIesiècle, atteint un total de 300.000€, et l’un des bourgeois de Calais en réduction de Rodin s’envole pour les USA après une vente à 325.000€ en avril dernier! Des ventes de prestige dont maître Delphine Fremaux-Lejeune, commissaire-priseur, s’est fait une spécialité depuis le lancement de sa maison de ventes aux enchères Normandy Auction à Rouen en 2011.
L’histoire des objets
Cette titulaire d’une licence d’Histoire et d’Histoire de l’Art, d’une maîtrise de Droit des affaires et diplômée de l’institut national de gemmologie, devient commissaire-priseur en 1999 par passion des objets. «Ma rencontre avec l’Histoire de l’Art m’a amené à l’histoire des objets, un environnement dans lequel j’ai baigné jeune avec des parents collectionneurs des peintres des années 50», confie-t-elle. Après un début de carrière parisien à l’étude Tajan, elle intègre Auction room, entreprise pionnière de ventes aux enchères par Internet en 2000. Trop précurseur, le concept ne dure pas et la société ferme en 2003. C’est le moment qu’elle choisie pour revenir à Rouen et s’associer avec un commissaire-priseur local. L’expérience de plusieurs années se révèle une association décevante. Delphien Fremaux-Lejeune décide de poursuivre seule son parcours et lance Normandy Auction en 2011.
Normandy Auction
«J’ai choisi un nom anglo-saxon car aujourd’hui, la clientèle est internationale», assure la commissaire-priseur. Tableaux, sculptures, bijoux et montres, mobilier et objets d’art, voitures anciennes… Les ventes de Normandy Auction sont éclectiques et se situent sur un double créneau: les ventes très haut de gamme (5 par an) et celles dites normales (15 par an). «Pour les ventes haut de gamme nous menons de véritables enquêtes afin d’authentifier les objets. Le travail en réseaux est important. Ensuite, il faut trouver les acheteurs dans le monde entier. Un travail notamment réalisé via Internet et les communautés d’acheteurs». Des ventes pour lesquelles Delphine Fremaux-Lejeune a choisi le cadre de l’hôtel de Bourgtheroulde à Rouen pour: «présenter les objets dans un bel écrin». Intéressée par les ventes originales, la commissaire-priseur peut s’installer en face de Drouot à Paris pour une vente de livres ou en bord de Seine pour une vente de plantes. «J’envisage aussi de proposer aux entreprises de vendre leurs stocks d’objets industriels. C’est de l’argent qui dort et aujourd’hui les entreprises ont besoin de trésorerie». Et pour limiter les frais, Maître Fremaux-Lejeune propose la vente sur place…