Port et aéroport : La CCI soutient ses équipements
# Conjoncture

Port et aéroport : La CCI soutient ses équipements

La CCI affirme sa volonté de préserver ses deux équipements majeurs: l'aéroport et le port.

«La CCI du Morbihan ne lâchera pas l'aéroport», déclarait Jean-François Le Tallec, président de la CCIM lors de ses voeux. L'équipement n'est pas épargné par les déboires actuels du transport aérien. D'autant que la concurrence est rude avec la proximité des aéroports de Lannion, Saint-Brieuc, Dinard, Quimper, Rennes, Brest ou Nantes. Elle va même s'aviver avec la perspective du grand aéroport régional de Notre-Dame des Landes et du TGV en 2015. «D'ici cinq ans, il y aura de profondes mutations dans le paysage du transport aérien en Bretagne», confirme Yannick Cadiou, directeur départemental du Crédit Mutuel de Bretagne. «Brest s'en sort mieux que les autres du fait de sa position géographique. Mais je suis assez sceptique sur le plan de relance de Rennes. On comprend mieux la nécessité de l'établissement public foncier. Le foncier, ce n'est pas que de l'habitat. Il faudra pouvoir maîtriser demain les terrains près desquels les entreprises s'implanteront lorsque Notre-Dame des Landes arrivera.»




Baisse mondiale du trafic

Autre donne à anticiper : la remontée probable des cours du baril de brut. Selon l'Organisation de l'aviation civile internationale, les compagnies aériennes ont enregistré mondialement en 2009 la plus forte baisse de leur histoire avec une chute de 3,1%. Une décrue qui a donc encore plus touché Lorient, du fait de sa taille moyenne. Au cumul annuel, l'exercice 2009 s'est terminé sur un recul de 13,73%, soit 29.883 passagers de moins, pour un total de 187.748 passagers. Certes, les objectifs de trafic ont été très légèrement dépassés, à 185.600 passagers. Pour les avions d'affaires, le repli s'est chiffré à -4,55% avec même un affaissement de32,43% pour les charters. L'aéroport n'est cependant pas resté inactif commercialement, mettant au point pour 2010, en partenariat avec Look Voyages, des départs vers l'Égypte, la Turquie, la Crète, Rhodes, la Tunisie et la Croatie. «Les marchés de demain dépendent étroitement de la vitalité de notre aéroport et le dynamisme économique des entreprises de l'hinterland est directement lié à leurs capacités à accueillir clients et fournisseurs. Il est donc hors de question pour nous de baisser les bras», martèle Jean-François Le Tallec. La situation du port de commerce est plus contrastée, principalement grâce au soutien des pouvoirs publics. Le port a été confié en délégation de gestion par la Région à la CCI jusqu'en 2019. Équipement crucial pour l'agroalimentaire et le bâtiment, il verra mi-2010 son nouveau quai principal allongé. Les travaux de surcreusement du chenal pour accueillir des grands navires de type Panamax se poursuivront jusqu'en 2011.

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