Une priorité d’abord : afficher l’unité, la cohésion au sein de ce G4 métropolitain protéiforme qui réunit Grand Lyon (31 sièges sur 64), Saint-Étienne Métropole (15 sièges), la Communauté d'agglomération Porte de l'Isère (CAPI avec 9 sièges) et ViennAgglo (9 sièges)… et qui devrait accueillir cette année la Communauté de Communes de l’Est Lyonnais mais aussi Villefranche – en observation pendant 12 mois. « Nous réalisons aujourd’hui – ce qui n’était pas le cas forcément au départ - tout l’intérêt que nous avons à faire partie de ce Pôle Métropolitain », a reconnu ce jeudi Jean Papadopulo, président de la CAPI, aux côtés de Gérard Collomb (président du Pôle Métropolitain - PM), Thierry Kovacs (VienneAglo) et Gaël Perdriau (1er vice-président du PM, président de Saint Etienne Métropole). Et les quatre hommes d’égrainer une série d’actions d’intérêt métropolitaine jusqu’à 2017 avec la création notamment de deux pépinières d’entreprises sur Saint-Chamond et Givors en Vallée du Gier. Territoire en reconversion industrielle, cette vallée est « l’un des deux territoires à enjeux identifiés dans les statuts du Pôle », précise Gérard Collomb. Le deuxième – la plaine de Saint Exupéry (900 hectares) – est quant à lui identifié territoire stratégique puisqu’à proximité de l’aéroport lyonnais et à la croisée de deux départements (Rhône et Isère). Un schéma d’aménagement et de développement devrait être décidé en mars pour assurer une gouvernance partagée des futures zones d’activités.
Tous derrière ADERLY
Le Pôle Métropolitain va également poursuivre la diffusion du dispositif Pépites qui vise à soutenir les entreprises en forte croissance et soutenir les actions de la Cité du design de Saint Etienne et celles de la filière robotique. Enfin d’autres mesures visant à renforcer le « pack » métropolitain – notamment sur l’international – vont être engagées avec une montée en puissance programmée de l’ADERLY (l’agence de développement économique de la région lyonnaise) qu’a récemment rejoint Saint-Etienne Métropole. C’est donc sous la bannière OnlyLyon que l’ensemble du territoire va vendre ses couleurs à l’étranger (des missions communes sont programmées cette année en Chine, au Japon et en Algérie). « Ça pourrait être un problème si Saint-Etienne était complexé, ce qui n’est pas le cas », assure Gaël Perdriau alors que des voix s’inquiètent d’un risque « d’assimilation » de capitale ligérienne à la métropole lyonnaise.
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Au programme : resserrer les liens économiques sur le territoire avec notamment la création de deux pépinières d’entreprises dans la vallée du Gier et le développement, sur un total de 900 hectares, de la plaine Saint-Exupéry.