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Polder : Siemens pourrait assembler ses turbines à Brest
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Polder : Siemens pourrait assembler ses turbines à Brest

éolien offshore Les consortiums en lice dans le premier appel d'offres de l'État ont prévu de s'implanter sur le polder, avec différents niveaux d'engagement.

Les trois consortiums* ayant répondu à l'appel d'offres du gouvernement portant sur l'installation d'éoliennes offshore posées (3.000 MW d'ici à 2015) ont remis leurs dossiers à l'État le 11janvier dernier. Des industriels prévoient-ils de s'implanter sur le polder à Brest? Oui, répond Jean-Jacques Le Norment, chef du projet pour la Région Bretagne.


Brest a-t-elle signé des contrats pour accueillir des industriels sur le polder?

Il était demandé aux consortiums qui s'étaient positionnés sur les différents champs de mettre dans leur offre, un port de base où ils effectueraient tout le prémontage des éoliennes, le montage et éventuellement la construction des fondations. Dans ce cadre-là, les trois consortiums ont approché différents ports en fonction des sites où ils souhaitent se positionner. À Brest, nous sommes en contact avec les trois. L'un d'eux, envisage de faire de la ville sa base de montage et de prémontage d'éoliennes et éventuellement de construction de fondations pour les champs de Saint-Nazaire et de Saint-Brieuc. Un deuxième consortium veut y mettre sa base de montage et de prémontage d'éoliennes pour les champs de Saint-Brieuc et de Saint-Nazaire. Quant au troisième, qui candidate uniquement sur le champ de Saint-Brieuc, il veut faire de Brest sa base d'organisation.


Alors que Brest est soi-disant la ville des énergies marines renouvelables, pourquoi parle-t-on surtout duHavre, de Cherbourg et de Saint-Nazaire?

Il ne faut pas tout confondre. Areva et Alstom vont fabriquer et vendre leurs machines aux trois consortiums. Areva a dit qu'il implanterait son site industriel de fabrication auHavre à condition de remporter une certaine part de l'appel d'offres de l'État. Idem pour Alstom qui veut fabriquer les nacelles à Saint-Nazaire, les pales et les mâts à Cherbourg. Si l'attribution des marchés n'est pas à la hauteur de ses espérances, il pourrait revoir son schéma industriel. Un troisième acteur, Siemens, est associé à GDF Suez pour le champ de Saint-Brieuc. Il a prévu une part éventuelle importante de sous-traitance industrielle. Il pourrait notamment assembler ses turbines à Brest si jamais son consortium était lauréat à Saint-Brieuc.


Quel est le niveau d'engagement des contrats?

Nous avons signé des contrats avec les consortiums à différents niveaux. L'un d'eux à des délais extrêmement serrés pour la mise à disposition du polder. Son engagement de venir à Brest est très fort. Quand vous avez déjà un contrat de ce niveau-là avec l'un des consortiums, vous ne pouvez pas vous engager au même niveau avec tous. Nous avons donc des contrats aménagés avec les autres.


Quel regard portez-vous sur la concurrence des territoires pour l'accueil des industriels?

À ce stade, je pense que l'on a quitté le registre du marketing territorial pour rentrer dans l'opérationnel. Ce qui intéresse les consortiums, c'est la technique. Ils veulent savoir, si oui ou non, ils peuvent réaliser leur projet à tel endroit. Nous, nous avons les garanties que le polder de Brest est éligible à toutes les fonctions demandées: stocker des colis de grand volume, les manipuler, disposer d'un accès permanent pour les navires... On nous a reproché longtemps de rester très discrets sur la promotion du port de Brest. Paradoxalement, nous, nous avons déjà engrangé des signatures de contrats et nous ne souhaitons pas forcément communiquer, par souci de confidentialité.




EDFEN/Alstom; GDF-Suez/Vinci/CDC (Siemens est dans ce groupe); Iberdrola/Eole RES. Réponse en avril.

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