Nicolas Thiery a le sourire. Le tout nouveau directeur du PMU en Bretagne, qui a succédé à Laurent Loisel fin 2015, confirme, chiffre à l'appui, la bonne dynamique des enjeux bretons. « Avec 275 millions d'euros, les quatre départements sont les plus joueurs dans le grand Ouest, devant les agences de Nantes, Le Mans, Orléans ou Poitiers. Certes, nous affichons un léger recul de 0,75 %, par rapport à 2014, mais nous tirons notre épingle du jeu grâce à une clientèle fidèle, dont le panier moyen est moins important que la moyenne nationale (11 euros au lieu de 11,50 euros), mais plus nombreuse. »
611 PMU en Bretagne
La qualité du réseau, avec 611 points de vente sur l'ensemble du territoire explique aussi ces performances commerciales. « Nous avons une équipe de 11 collaborateurs qui ont pour mission d'animer ces partenaires, de les aider à mieux vendre nos produits, etc. » Il faut dire qu'avec un commissionnement moyen de 2 %, le jeu peut en valoir la chandelle. « Le PMU est un outil stratégique pour faire venir des gens dans les bars, les maisons de la presse, etc. En 2015, 37 points de vente ont été ouverts pour 21 fermetures, dues notamment à des liquidations judiciaires. Cela nous offre quand même un solde positif de 12 magasins. » Cette expansion s'appuie notamment sur la nouvelle segmentation marketing souhaitée par le pari urbain et marquée par la création des enseignes PMU City, Happy PMU ou PMU express.
L'Ille-et-Vilaine en leader
Des quatre départements bretons, c'est l'Ille-et-Vilaine qui arrive largement en tête avec 89 millions d'euros d'enjeux dont 30 millions d'euros réalisés sur le seul bassin rennais. Toutefois, ce leader départemental affiche un recul de 3,8 %. Derrière, le Morbihan a totalisé 73 millions d'euros d'enjeux (+ 1 %), le Finistère 69 millions d'euros (+ 0,4 %) et les Côtes-d'Armor 44 millions d'euros (- 0,5 %). « C'est à Ploërmel et Hennebont que deux joueurs ont empoché pour l'un plus de 4 millions d'euros et pour l'autre 2,5 millions d'euros. Cette dynamique se poursuit en 2016 avec déjà un très beau gain de 1,5 million d'euros à Saint-Malo. » Niveau jeu, le Quinté + reste le préféré des turfistes bretons avec une part de marché de 21,7 %. « L'une des spécificités de la Bretagne est de continuer à être fidèle au dimanche comme jour de pari, là où dans d'autres régions, le samedi a pris le dessus. »
Des retombées économiques
À noter enfin, que 8,5 % du chiffre d'affaires du PMU, est reversé à la filière hippique. « Cette somme permet la rénovation des hippodromes, la création d'événements, etc. C'est autant d'emplois et de retombées économiques indirectes induits grâce aux parieurs. »
Julien Uguet
Avec 275 millions d'euros joués au PMU en 2015, les turfistes bretons sont parmi les plus gros parieurs aux courses hippiques en France derrière les Antilles.