Il est loin le temps où on se plaignait de la vie chère et des prix qui augmentent. En octobre, les prix ont baissé de 0,1%, en France, par rapport à septembre. Et surtout, aux États-Unis, ils ont reculé de 1%. Du jamais vu depuis qu'on a commencé à calculer l'indice des prix aux États-Unis, en 1947! Symbole de cette chute des prix: le pétrole culminait à 147dollars début juillet. Il est aujourd'hui proche de la barre des 50dollars. Avec un effet immédiat à la pompe. Le litre de super sans plomb 95, qui culminait à 1,50euro en juin dernier, est redescendu sous les 1,20euro. Soit près de 20euros d'économisés sur un plein d'essence. Merci la crise! Mais, on aurait tort de se réjouir trop vite. Car, cette chute des prix est, avant tout, le signe d'un malaise, d'une "grève" de la consommation. On le voit dans l'automobile. Les constructeurs multiplient les rabais pour liquider leurs stocks. Plus grave, une baisse trop marquée des prix pourrait aggraver la crise. Car, paradoxalement, quand les prix baissent trop, on n'a plus envie d'acheter. C'est très net dans l'immobilier. Qui a envie d'acheter un appartement, alors que partout on vous explique que les prix vont baisser de 20%? Résultat, le consommateur repousse sa décision d'achat, dans l'attente de prix plus bas. Cette attitude d'attente est dramatique pour l'économie. C'est le scénario cauchemardesque de la Dépression, qui allie baisse des prix et baisse de la production. C'est ce qui s'est passé dans l'Amérique des années 30 et le Japon des années 90. Pour éviter ce scénario catastrophe, les Banques Centrales n'ont d'autres choix que de baisser drastiquement leurs taux d'intérêts vers zéro. C'est déjà quasiment le cas aux États-Unis, où les taux sont à seulement 1%. Malheureusement, on ne peut pas faire plus. On ne peut pas fixer des taux d'intérêts négatifs! De leur côté, les gouvernements s'apprêtent à multiplier les plans de relance, quitte à faire exploser l'endettement public. Avec, un seul mot d'ordre: "TSD", Tout sauf la Dépression! Le président Harry Truman avait expliqué, à sa façon, la différence entre récession et dépression: «La récession, c'est quand votre voisin perd son boulot. La dépression, c'est quand vous perdez le vôtre!»
Planète écoPar Axel de Tarlé Au secours les prix baissent!
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la rédaction
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