Ouvrez grand les vannes et lâchez les milliards! Finis les scrupules sur la dépense publique et les déficits dont vont hériter nos enfants. Aujourd'hui, quand l'État dépense, il n'hypothèque plus l'avenir des générations futures..., il investit pour l'avenir! C'est beaucoup plus noble. Du coup, les États "investissent" à profusion, avec des plans de relance qui se chiffrent en centaines de milliards. Il ne s'agit pas seulement de soutenir l'économie en temps de crise. L'ambition affichée est de moderniser l'économie du pays. Aux États-Unis, Barack Obama se compare volontiers à Eisenhower qui avait construit 65.000 kilomètres d'autoroutes dans les années 50, une fois et demie le tour de la Terre! Le nouveau président élu promet, lui, de construire des autoroutes... de l'information «pour que chaque écolier ait un accès Internet». «Il n'est pas normal que l'Amérique se situe au quinzième rang mondial en Internet à haut-débit», explique Barack Obama, qui promet également de moderniser les infrastructures du pays, de mettre aux normes écologiques les bâtiments publics. Naturellement, ce retour de l'État qui «investit pour l'avenir» a un coût. Le plan Obama se chiffre à près de 1.000milliards de dollars. En France, notre déficit public frôlera les 4% l'année prochaine et en Grande Bretagne les 8%! Fustigeant ce retour d'un «keynésianisme grossier», Peer Steinbruck, le ministre de l'Économie allemand, met en garde contre l'envolée de la dette: «Il faudra une génération entière pour la résorber»... De fait, Londres vient de relever de 40 à 45% la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu, soit davantage qu'en France (40%)! L'histoire semble se répéter. La crise de 29 s'était traduite aux États-Unis par un relèvement de la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu de 25% à... 63% en 1932, puis 79% en 1936!... Eurg! On peut penser que, chez nous, vu la lourdeur des prélèvements obligatoires (44% du PIB), la marge de manoeuvre, à la hausse, est limitée. Mais, on peut très certainement dire adieu à la promesse du candidat Sarkozy de baisser de 4 points les prélèvements obligatoires.
Planète écoPar Axel de Tarlé 2009, le grand retour de l'État.. : et des impôts
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