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Placements : Et si vous optiez pour l'originalité ?
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Placements : Et si vous optiez pour l'originalité ?

Quand on parle patrimoine, on pense d'abord immobilier, bourse et assurance-vie. Mais les placements ne se résument pas à ces "classiques". Chevaux de course, vin, oeuvres d'art peuvent aussi s'avérer gagnants.

— Photo : Zuzanna Lupa/Arqana

Les chevaux de course? C'est d'abord un investissement-passion. Même si l'acquisition peut s'avérer un investissement judicieux, ce n'est pas toujours la motivation initiale. Il s'agit souvent d'une histoire d'amitiés, d'un certain art de vivre. La vente pour plusieurs millions d'euros par Hervé Morin et ses associés d'un poulain acheté 40.000 € a fait le buzz. Mais le grand public sait peut-être moins que Danedream, vainqueur de la course du Qatar Prix de l'Arc de Triomphe, avait été acheté 9.000 € à l'issue d'une épreuve à réclamer (les partants sont mis à la vente à l'issue de la course). Or, sur cette seule épreuve, il a rapporté 2,3millions d'euros à ses propriétaires! «À chaque fois qu'un cheval est placé dans une course, il remporte une quote-part de la dotation de la course (prix à remporter pour la course fixé à l'avance et déconnecté des prises de paris sur la course concernée)», explique Héléna Dupuy, de France Galop. «Les chevaux qui se sont distingués en course deviennent ensuite des reproducteurs, étalons ou poulinière, ce qui génère des revenus complémentaires.» La France compte 6.800 propriétaires dont environ 400 nouveaux par an. Quelque 4.650 d'entre eux font courir chaque année leurs chevaux, selon les chiffres fournis par France Galop, chargé de délivrer les agréments aux propriétaires de chevaux de courses de plat et d'obstacle via son département Propriétaires, créé en 2006.

Plusieurs notions de propriété

Il existe plusieurs notions réglementaires de propriété d'un cheval: la pleine propriété du cheval, la location en totalité, la location partagée avec un locataire dirigeant mandaté par les autres locataires auprès de France Galop, l'association avec un associé dirigeant et l'écurie de groupe. Ce dernier mode est de plus en plus privilégié car «il donne de la convivialité à la démarche», explique Héléna Dupuy. «Les propriétaires ne sont pas forcément des experts. Souvent, c'est une affaire d'amis qui décident de se faire plaisir», insiste-t-elle. «Posséder un cheval n'est pas réservé à une élite. Aux côtés de grandes écuries réputées, plus de huit propriétaires sur dix disposent d'un seul cheval à l'entraînement. Ils viennent de tous les horizons: artisans, commerçants, industriels, sportifs, comédiens, avocats, médecins et jeunes entrepreneurs. Tous côtoient, dans un même esprit "sportsmen" les plus prestigieuses casaques, réunis par la passion du cheval.» L'obtention d'un agrément passe par une enquête de moralité effectuée par des fonctionnaires de l'ancienne direction Jeux des Renseignements généraux aujourd'hui rattachés à la police judiciaire. Les capacités financières du ou des propriétaires sont aussi analysées. Parce qu'un cheval, avant d'éventuellement rapporter, entraîne des frais: environ 2.300 € par mois en province, compte tenu des frais de pension, de vétérinaire, d'assurance,etc.

Hausse de certaines opérations

À noter que la loi de finances rectificative 2011 a entraîné une hausse de 5,5% à 7% sur un certain nombre d'opérations liées au cheval comme les pensions d'élevage, les ventes de saillie, les gains de course ou encore la vente de chevaux de course à un professionnel assujetti à la TVA ou les ventes de parts d'étalon, quelle que soit la qualité de l'acquéreur.

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