«Il faut réaffirmer que la France a besoin de réformes courageuses que d’autres ont réussi comme l’Italie, l’Espagne, ou encore la Roumanie. Des réformes courageuses mais douloureuses a mener pour le pays. Cette crise, nous la portons depuis 2008: d’abord financière, économique, puis sociale et enfin politique car l’État devient impuissant à convaincre la France. On s’interroge beaucoup dans les PME sur la question de la France qui travaille et de celle qui manifeste car les profils de ceux qui manifestent sont ceux de gens qui globalement ont des emplois à vie comme à la SNCF, dans le monde portuaire, ou encore le personnel des raffineries. Des gens au final assez protégés et qui luttent autour d’acquis qui sont exceptionnels. Des gens qui gagnent souvent plus qu’un petit artisan dont le salaire moyen est à peine de 2.000€ par mois. C’est une forme d’aristocratie du prolétariat qui prend en otage l’ensemble des Français et plonge le pays dans une situation économique très difficile. Ce sont des combats d’arrière-garde.»
L'intégralité de l'entretien avec Philippe Rosay à lire dans la prochaine édition du mois de juin du Journal des entreprises de Normandie.