Philippe Mathieu est un spécialiste des systèmes billétiques sans contact à destination des transports en commun. Il a ainsi travaillé une dizaine d'années pour ACS, professionnel du secteur. «En 2008, j'ai pris la direction de la filiale Amérique latine. J'ai vécu là-bas pendant 4 ans. Lorsque j'ai souhaité rentrer en France, l'entreprise n'a pas pu me proposer de poste à la hauteur de mes attentes», raconte Philippe Mathieu.
Le concept
En avril2011, il décide alors de tenter sa chance et de monter sa propre structure. «Il était évident qu'il fallait que je me tourne vers ce que je connaissais de mieux. ACS (Ascom) n'ayant pas souhaité faire jouer de clause de non-concurrence, je pouvais me lancer sans problème», se souvient le créateur avant de préciser: «je ne suis pas vraiment en concurrence avec eux, je ne fabrique pas le matériel. Nous pouvons donc être partenaires!». Setim, c'est le nom donné par Philippe Mathieu à son entreprise, se positionne en effet sur l'implémentation des systèmes billétiques sans contact pour les transports en commun, le suivi des systèmes, et tous les services de communication dynamique en direction des usagers.
Les débuts
Immatriculée officiellement le 16novembre dernier et installée physiquement sur la nouvelle pépinière de Montreynaud à Saint-Étienne, Setim devrait faire une entrée, en fanfare, sur le marché. La toute jeune entreprise doit signer dans les jours qui viennent un contrat de concession d'exploitation avec une agglomération mexicaine. Concession d'exploitation du système billétique de ses transports en commun donc, pour une durée de 11 ans. «Le contrat porte sur la mise en oeuvre et le SAV notamment», détaille Philippe Mathieu. «Ce contrat représente un chiffre d'affaires de l'ordre de 25millions de dollars sur 11 ans». Selon Philippe Mathieu, plusieurs arguments ont joué en sa faveur pour décrocher ce premier contrat, énorme pour une jeune entreprise: son implantation très forte au Mexique et sa connaissance des acteurs locaux, ainsi que sa casquette française. «Dans le monde entier, la compétence française est reconnue en matière de transports», assure le dirigeant.
Les objectifs
Pour honorer ce contrat, Philippe Mathieu va ouvrir une filiale au Mexique avec une équipe d'une dizaine de personnes. Dans les 6 mois qui viennent, il souhaite recruter 4 à 6 salariés, en France, qui encadreront et piloteront les projets. Au-delà de ce contrat exceptionnel, Philippe Mathieu entend se développer à l'international, notamment en Amérique latine, zone qu'il connaît bien et où le potentiel est intéressant. En France, il entend proposer plutôt des activités de services pour les transports interurbains (personnalisation des cartes, serveur central avec statistiques...). Pour cette première année d'exercice, il devrait réaliser un chiffre d'affaires de l'ordre de 350.00€. En 2013, il pourrait atteindre, au moins, le million d'euros.
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Billetique Alors qu'il vient de créer son entreprise spécialisée dans la billetique sans contact pour les transports, Philippe Mathieu va signer un énorme premier contrat.