Patronat : «Un combat de trop...»

Patronat : «Un combat de trop...»

La liquidation de l'UNM a conduit le patronat marseillais, sous la houlette de l'UPE 13, à réaffirmer son inquiétude quant à l'avenir du port et à l'application du plan de relance dans les bassins marseillais.

«Le plan de relance des ports nous convient. Mais il n'arrive pas à être appliqué à Marseille. Il y a une loi avec un accord-cadre très favorable aux salariés, avec des avantages colossaux, il ne faut plus être laxiste. Nous ne pouvons plus nous permettre un combat de trop», soulignait en préambule Stéphan Brousse, président de l'UPE 13. «La réforme doit se mettre en place sur l'ensemble du territoire de la République et également à Marseille. L'Etat de droit doit être appliqué dans la Cité phocéenne», poursuit de son côté Roland Blum, premier adjoint à la mairie de Marseille. Au-delà des affirmations de principe, certains professionnels ont rappelé les pertes engendrées par les mouvements de grève perlée. «On nous enlève tout moyen de travailler. Nous avons deux navires en rade depuis bientôt onze jours. 730 conteneurs de la compagnie sont en otage sur le port», confiait ainsi Bernard Begon, directeur général de Marmedsa, agent de la compagnie Borchard, second client du terminal à conteneurs de Mourepiane. «La situation est plus grave à Marseille qu'à Fos. Les trafics des bassins Est sont des trafics de niche. Les mouvements sociaux ont fait perdre 430 navires à Marseille en 2008. Et près de 200 pour les seuls mois de janvier et février2009. La réforme était une chance. On veut la faire avec le personnel du port...», explique Jaap Van den Hougen, président de l'association des agents et consignataires de navires de Marseille-Fos. Pour Hervé Balladur, représentant de l'union maritime et fluviale de Marseille-Fos, la CGT veut faire de Mourepiane un exemple. «Nous ne sommes pas dans un débat économique, mais dans un débat de pouvoir».