Président du réseau Entreprendre, Patrick Dargent confirme la dynamique régionale engagée en matière de création et reprise d'entreprises.
L'accompagnement proposé par le réseau se révèle-t-il un plus notamment en période de crise?
Avec 3.000 dirigeants cotisants en France et 50.000heures de bénévolat comptabilisées, l'accompagnement est matérialisé. Nous l'analysons également chaque année. Notre dernière enquête annuelle laisse apparaître qu'un tiers des dirigeants accompagnés estiment que ce soutien n'a pas changé grand-chose à leur aventure entrepreneuriale. Un autre tiers juge que c'est un gros plus d'être épaulé ainsi, tandis que le dernier tiers souligne que leur développement s'est fait plus rapidement grâce à l'accompagnement.
Un réseau comme Entreprendre permet-il de booster son activité? Ce n'est pas un réseau d'affaires fermé. Si on veut en faire c'est possible même s'il n'est pas structuré pour cela. On observe cependant que les lauréats mutualisent fréquemment leurs démarches commerciales. Entreprendre permet d'ouvrir des portes. La vocation de notre réseau est de consolider et de développer les entreprises au démarrage. Bientôt, il y aura encore plus de synergie. En janvier, nous offrirons un accès à un système de gestion d'informations nationales à nos 3.500 lauréats et à nos 3.000 adhérents.
Quel regard portez-vous sur la création et la reprise d'entreprises en Nord - Pas-de-Calais? Nous sommes dans une vraie dynamique. Les initiatives publiques et privées me semblent bien coordonnées par la Région. Il ne faut changer que l'état d'esprit des créateurs mais aussi celui des CCI, des écoles, des parents, de la société... Le Nord - Pas-de-Calais est souvent pris en exemple. Les actions de communication et de promotion véhiculent cette image. Il faut continuer. Une partie du chemin a été fait et la suite est encore longue. Aujourd'hui, il faut structurer mais sans couper les ailes à ceux qui ont des projets. Toute cette dynamique doit être entretenue sans qu'il n'y ait de récupération par l'un des acteurs de ce processus. Faisons émerger les intentions de fond dans le dialogue.