Patrick Aps : « Sans Cap Seine, Lunor aurait fermé! »

Patrick Aps : « Sans Cap Seine, Lunor aurait fermé! »

Le directeur général du groupe coopératif normand Cap Seine, évoque une année difficile sur le marché d ela pomme de terre. Un segment sur lequel le groupe s'est positionné grâce aux intégrations successives de Pom'Alliance et du normand Lunor.

Vous avez connu des difficultés sur le marché de la pomme de terre cette année. Quelles en sont les causes principales ?

Il s'agit d'un double phénomène de surproduction, donc de prix catastrophiques, et de concurrence accrue de l'Allemagne et de l'Espagne notamment. Le problème c'est que cette filière est un modèle de désorganisation : il y a trop nombreux acteurs, et donc c'est difficile de maintenir les prix.

Comment comptez-vous réagir ?

Cela nous oblige à repenser notre architecture commerciale car il n'existe pas d'outil d'arbitrage comparable au marché à termes pour les céréales. Ensuite, nous avons suggéré aux acteurs du secteur de diminuer de 4.500 à 4.000 ha les surfaces contractualisées pour la pomme de terre. Mais c'est un choc culturel de passé d'un système libéral à un système de prix moyen plus structuré.

Dans ces conditions, comment s'est passée l'intégration de Lunor au sein de Cap Seine ?

Nous ne sommes clairement pas aux objectifs que nous nous étions fixés. On visait l'équilibre... On continue de le viser mais nous ne sommes pas sûrs de l'atteindre cette année. Une chose est sûre, si elle n'avait pas été adossée à Cap Seine, la coopérative Lunor aurait fermé!