Plus question de perdre du temps pour My Ferry Link à Calais. La SCOP, née sur les cendres de l’ex-compagnie SeaFrance, propose depuis lundi huit liaisons quotidiennes entre Douvres et Calais. Le Rodin et le Berlioz, propriété d’Eurotunnel mais affrétés par la SCOP, hissent le pavillon français sur le Transmanche. A bord et en coulisses, 395 salariés opèrent. 95 % d’entre eux sont des ex-SeaFrance.
Objectif : atteindre 8 à 10 % de parts de marché
Pour Jean-Michel Giguet, président du directoire et ancien directeur général de Brittany Ferries, l’ambition est d’atteindre 8 à 10 % de parts de marché sur le détroit pour la partie passagers et de 12 à 14 % pour la partie fret. Sur une année pleine, cela se traduira par près d’un million de passagers transportés et quelque 400 à 500.000 camions embarqués. Pour le président du directoire, la réussite de cette aventure au long court ne passera que par l’implication de tous les salariés.
« Nos atouts sont la qualité de nos navires et la motivation de nos marins. Ils étaient dans une perspective de perte d’emploi. Une opportunité s’est présentée, ils comptent bien la saisir. » Début 2013, c’est le fréteur Nord – Pas-de-Calais qui devrait reprendre du service et booster ce secteur qui devrait représenter jusqu’à 60 % de l’activité de la compagnie.
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