Paris, je t'aimemoi non plus

Paris, je t'aimemoi non plus

À Lyon, on a tout à portée de main. La montagne, la mer, la campagne, la gastronomie, le savoir-faire d'une population bien formée, des idées à revendre... Mais, surtout, on est à deux heures de Paris! Délicat argument de marketing territorial, surtout quand on réalise qu'il facilite plutôt le transit Lyon-Paris que l'inverse... Printor, rendez-vous annuel des professionnels de la HBJO, a ainsi créé en 2010 des journées achat à Paris. Une version réduite du salon lyonnais, qui fête sa 19e édition ce mois de février à Eurexpo sous le nouveau nom Printor Lyon-Paris, pour toucher les grands acheteurs parisiens. Qui, jusqu'à présent ne se déplaçaient pas trop à Lyon... Pour revendiquer sa place de salon national, puis se développer à l'international, Printor veut donc élargir l'origine de ses visiteurs. Un voeu louable mais non sans risque pour l'agglomération: on a déjà vu d'autres salons tester une présence à Paris finir par délaisser Lyon au profit de la capitale. L'affluence parisienne, la concentration de moyens et de centres de décision est évidemment, et restera, sans commune mesure avec ce que Lyon peut offrir. Pourtant, nous assure Gérard Collomb, «il existe une vraie remise en cause du monopole parisien». Lors de ses voeux à la presse, le président du Grand Lyon n'a pas hésité à entrer en campagne présidentielle en déclarant que «ce qui a fait le succès de Lyon peut sans doute être source d'inspiration pour indiquer une voie d'avenir pour notre pays.» Une phrase en guise de prologue à son livre, ?Et si la France s'éveillait ?, à paraître aux éditions Plon le 3mars. Une question reste en suspend: la cérémonie de dédicaces sera-t-elle organisée à Lyon... ou à Paris? @email

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