« Le malade va mieux mais il est encore en convalescence », déclarait Frédéric Motte, président du Medef Hauts-de-France au Journal des entreprises, en septembre dernier. L'année 2016 a été une année de plus dans la sage attente de la reprise économique. L'année de trop, peut-être. La lassitude semble s'être emparée du plus grand nombre et ce phénomène n'a pas manqué de trouver sa traduction dans les urnes. Tandis que les Anglais ont fait en juin le choix, inattendu, du Brexit, les Américains ont de leur côté élu en novembre Donald Trump comme nouveau président des États-Unis. Autant d'envies de rupture qui se manifestent ici et là... Et la France pourrait en être le prochain théâtre, à l'occasion des présidentielles 2017. Il semblerait que le changement, ce soit finalement maintenant... Dans ce contexte incertain, difficile d'anticiper une croissance plus marquée de l'économie l'année prochaine, car ce type de rendez-vous électoral est souvent l'occasion d'appuyer sur pause, le temps que tout soit réglé, engendrant un certain attentisme économique. Puisqu'il est difficile et risqué de jouer les Nostradamus de l'économie, attendons, sans nous cristalliser, ces faits et ces hommes qui présideront cette nouvelle année. Et gardons dans un coin de la tête qu'il n'est impossible pour personne d'être un de ces acteurs qui dessineront le visage de 2017.