Pando poursuit sa stratégie de croissance en reprenant son homologue normand MPO Fenêtres
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Pando poursuit sa stratégie de croissance en reprenant son homologue normand MPO Fenêtres

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Le spécialiste vosgien des fenêtres et fermetures Pando annonce le rachat de son homologue normand MPO Fenêtres. Le groupe dont les effectifs approche les 1 000 salariés suite à cette opération, s’ouvre ainsi le marché du quart nord-ouest de la France.

L’unité de production de MPO Fenêtres à Cerisé (Orne) complète le maillage des huit sites de production du groupe Pando — Photo : Pando

À La Bresse (Vosges), le spécialiste des menuiseries pour le bâtiment Pando maintient un impressionnant rythme de croissance externe. Le groupe vosgien de 750 salariés (chiffre d’affaires de 185 millions d’euros en 2024) a annoncé ce 8 octobre le rachat de son homologue MPO Fenêtres à Cerisé (Orne), une opération qui porte ses effectifs à près de 1 000 collaborateurs. Fondée en 1970, l’entreprise normande de 200 salariés (chiffre d’affaires de 36,1 millions d’euros en 2023) déploie une expertise similaire à Pando en conception, fabrication et pose de menuiseries et fermetures sur mesure PVC et aluminium, mais sur un périmètre distinct, celui du quart nord-ouest de la France.

Laurent Demasles, président de Pando (à droite) a repris la société MPO Fenêtres à Albert Dantoni — Photo : Pando

Alignement des valeurs

L’entreprise normande reprise en 2006 par Albert Dantoni s’appuie sur une unité de production de 20 000 m² pour servir des clients particuliers via un réseau d’agences en propre (40 % du chiffre d’affaires) mais aussi des bailleurs sociaux et entreprises générales du bâtiment pour la rénovation des logements collectifs (60 % du chiffre d’affaires). Laurent Demasles, président de Pando, considère qu’au-delà de la dimension stratégique inhérente au rapprochement des deux entreprises, "cette transmission repose avant tout sur l’alignement des valeurs portées par MPO Fenêtres, Albert Dantoni et ses 200 collaborateurs avec notre projet d’entreprise à mission permettant ainsi de construire sur des fondamentaux essentiels".

Rentabilité financière et intérêt général

Le fabricant vosgien de fenêtres, portes, volets, agencements et façades en PVC, bois, alu-bois a en effet adopté en 2021 le statut d’entreprise à mission instauré par la loi Pacte de 2019, un statut qui encourage les sociétés à concilier rentabilité financière et intérêt général. Cet engagement a notamment conduit Pando à associer la totalité de ses salariés au capital de l’entreprise via un FCPE de reprise (fonds commun de placement en entreprise). Ce mécanisme financier, également promu par la loi Pacte, a permis aux personnels d’être les premiers actionnaires de Pando, avec 36 % des actions. Leurs parts se répartissent entre Laurent Demasles (10 %), le comité de direction (12,5 %) et les salariés (13,5 %). L’entreprise compte également au capital la banque publique d’investissement Bpifrance (20 %), BNP Paribas Développement (20 %), l’Institut lorrain de participation (8 %), le fonds régional Eurocapital (8 %) et la Caisse d’Epargne-CEGEE (8 %).

Quatre acquisitions depuis 2022

En termes de croissance externe, le groupe s’était déjà illustré en 2022 par la reprise de Bluntzer (Vosges). Par ailleurs, Pando a acquis fin 2024 trois sociétés positionnées sur les secteurs du bois et du bois-aluminium totalisant 200 salariés : Menuiserie Jung (Bas-Rhin), Menuiserie Moreau (Indre) et France Volet (Aube).

Fondée en 1946 pour reconstruire la ville de La Bresse dévastée suite au départ de l’occupant allemand, l’entreprise alors baptisée Les Zelles est désormais sur de bons rails. Passée dans le giron du groupe Lapeyre, elle avait été reprise en 2008 par le fonds d’investissement MBO + qui avait recruté Laurent Demasles en 2017 pour redresser la menuiserie vosgienne alors en difficulté. Le dirigeant avait accepté la mission demandant en contrepartie d’avoir la possibilité de racheter l’entreprise.

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