Pacfa : Premiers semis dans le secteur de la jardinerie
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Pacfa : Premiers semis dans le secteur de la jardinerie

Jardinerie, animalerie, décoration Le groupe immobilier acquiert la jardinerie castraise Les Serres de Valérie, avec pour projet d'y développer un nouveau concept.

Qu'un professionnel de l'immobilier d'entreprise comme Patrick Lafforgue rachète le fonds de commerce et les murs d'une jardinerie, cela éveille forcément la curiosité. Certes, l'homme a déjà prouvé par le passé qu'il était capable de se diversifier mais cette fois, sa démarche mérite un éclaircissement. «Je fais du bureau depuis plus de vingt ans et je sais à quel point c'est fluctuant. D'où ma volonté de développer de nouvelles activités au sein du groupe. L'immobilier commercial en est une, mais les opérations sont très longues à sortir. Quant au créneau d'aménageur-lotisseur, il est assez porteur en ce moment- nous avons d'ailleurs sept ou huit lotissements en cours- mais les retours sur investissement sont longs à venir.» Et de conclure: «Toutes ces activités se poursuivent à leur rythme et, en parallèle, je veux en développer de nouvelles qui soient connexes et récurrentes, avec un chiffre d'affaires régulier.»




Un concept plus urbain

Le rachat de la jardinerie Les Serres de Valérie, à Castres, répond à cette logique. «C'est un secteur qui ne m'est pas inconnu puisque j'ai construit les magasins Truffaut de Colomiers et Balma», rappelle le chef d'entreprise, convaincu que «le secteur est porteur» et qu'«une place existe pour une jardinerie de taille moyenne- aux alentours de 3.000m²- implantée au coeur d'une zone commerciale de proximité et proposant des produits plus urbains.» Propriétaire des Serres de Valérie (via sa foncière, dont une nouvelle société d'exploitation est locataire) depuis fin janvier, Patrick Lafforgue prévoit des travaux de rénovation importants mais souhaite maintenir l'activité pendant ceux-ci, qui se feront donc par tranches. Quinze salariés y travaillent actuellement sous la houlette d'un nouveau directeur et deux personnes vont être embauchées pour la partie animalerie. Quant à l'ancienne gérante et son mari, ils gardent un pied dans l'entreprise, l'une au titre de consultante, l'autre assurant des contrats d'entretien. «Le chiffre d'affaires des Serres de Valérie avoisine les deux millions d'euros depuis longtemps, notre ambition est de monter à trois millions d'euros.»




Privilégier les bâtimentsmodulables

«Au printemps prochain, nous inaugurerons la jardinerie dans sa nouvelle configuration», annonce Patrick Lafforgue, sans pour l'instant dévoiler le nom de cette nouvelle enseigne. Car, plus que le nom, c'est en fait le concept des Serres de Valérie qu'il espère renouveler. Par exemple, «une place plus grande sera accordée à la décoration et aux accessoires, des fleurs fraîches coupées seront proposées à la vente, une animalerie sera créée, moins de gros arbres seront exposés en pépinière mais il y aura la possibilité de les commander et de se les faire livrer, etc.» Il réfléchit aussi à créer un coin café-restaurant et à donner plus de place aux produits du terroir, soit au sein d'un «coin des producteurs» dans la jardinerie, soit en organisant ponctuellement une sorte de petit marché en extérieur. «L'opportunité de la cession des Serres de Valérie fait que nous lançons cette nouvelle activité par le biais d'une rénovation mais, dans mon esprit, les prochains magasins seront de préférence des créations», explique Patrick Lafforgue. Car, «de par mon expérience de développeur commercial et d'investisseur, je souhaite que les bâtiments soient modifiables facilement pour pouvoir accueillir n'importe quelle activité et s'adapter au marché.» Un projet de 7 à 8M€ est d'ailleurs à l'étude du côté du bassin d'Arcachon.

Pacfa



(Toulouse) Dirigeant: Patrick Lafforgue 16 salariés en 2010 CA 2010: 10,14 M€ 05 62 73 16 21 www.pacfa.fr

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