Puy-de-Dôme
Oxycentre reprend l'approvisionnement par le rail
Puy-de-Dôme # Métallurgie # Investissement

Oxycentre reprend l'approvisionnement par le rail

S'abonner

Spécialiste de la transformation de l'acier, implanté à Riom et Pont-du-Château dans le Puy-de-Dôme, Oxycentre mise sur le fret ferroviaire pour ses approvisionnements. L'entreprise, dans l'attente d'un gros contrat, envisage aussi de réaliser un important investissement pour agrandir l'une de ses usines.

Oxycentre, qui dispose de deux usines à Riom et Pont-du-Château, espère dépasser les 65 millions d'euros de chiffre d'affaires dans les trois ans à venir — Photo : Oxycentre

"Nous recevons cinq wagons de matières premières par le rail toutes les deux semaines, ce qui correspond à 13 camions en moins sur les routes", se félicite Michel Jalbaud, président d’Oxycentre, entreprise spécialisée dans la tôlerie moyenne et lourde en acier et implantée dans le Puy-de-Dôme.

Propriété d’Origin Steel (350 salariés ; 90 M€ de CA en 2023), Oxycentre a relancé le fret ferroviaire, en mai dernier, sur la moitié de ses approvisionnements. "Nous avions dû arrêter ce mode de transport après une décision unilatérale de la SNCF en 2008. Mais après deux ans de discussion, nous avons finalement pu reconnecter notre usine de Pont-du-Château, ce qui nous permet d’acheminer nos tôles d’acier en provenance de Dunkerque et de Belgique. Nous réduisons ainsi par 9 nos émissions de CO2", poursuit le dirigeant.

Projet d’extension dans les cartons

Dans un souci de verdissement de son activité, Oxycentre réfléchit aussi à livrer certains de ses clients par le rail dans les prochaines années. Mais l’entreprise compte aussi d’autres projets. "Nous envisageons une grosse extension de notre usine de Pont-du-Château, qui permettrait de passer de 11 000 m² à 15 000 m² à horizon deux ans. C’est un investissement de 6 millions d’euros qui est à l’étude", explique Michel Jalbaud. Mais ce chantier est conditionné à l’accord de sous-traitance du groupe Liebherr, parmi les plus grands fabricants mondiaux d’engins de construction. "L’entreprise doit implanter une usine en Alsace. Le projet est que nous lui fournissions les composants en acier pour ses engins", explicite le président d’Oxycentre (160 salariés ; 55 M€ de CA en 2023).

Des discussions avec Volvo

Ces derniers mois, l’entreprise auvergnate, qui a fêté ses 50 ans cette année, profite de la réindustrialisation d’une partie de la production en France et en Europe. Elle qui fournit les constructeurs d’engins de travaux publics et de levage pour la manutention mais aussi les constructeurs d’équipements industriels.

"Nous sommes un marché en croissance, protégé par rapport à l’automobile. Peut-être parce que nous sommes moins un marché de séries et que nos clients veulent sourcer leur approvisionnement proche de chez eux", analyse le chef d’entreprise qui est aussi en discussion avec Volvo pour la production de bras d’excavatrices à destination de son usine allemande.

Puy-de-Dôme # Métallurgie # Investissement # Commercial
Fiche entreprise
Retrouvez toutes les informations sur l’entreprise OXY CENTRE