L’horizon s’éclaircit pour Optitec. Le groupe héraultais, spécialisé dans les traitements de surface et l’application de peintures industrielles (180 salariés, CA 2024 : 18 M€), a connu une phase post-Covid agitée en raison des difficultés de la filière bâtiment, qui représente 50 % de sa clientèle. Mais il a maintenu sa dynamique d’investissement, en injectant 1,5 million d’euros dans la construction d’un sixième site de production, à Roques-sur-Garonne (Haute-Garonne) près de Toulouse. Il emploie 6 personnes à l’ouverture, avec un potentiel de 15 collaborateurs à terme.
Une offre industrielle intégrée
Baptisée Surfalac, cette nouvelle unité, sise sur un terrain imperméabilisé de 6 800 m2, s’étend sur 1 200 m2. Elle dispose d’une ligne de thermolaquage pouvant traiter des pièces allant jusqu’à 12 m de longueur. Elle offrira aussi des prestations de traitements de surfaces mécaniques (grenaillage, achèvement de la galvanisation…). "Pour Surfalac, nous avons aussi passé des accords-cadres avec plusieurs galvanisateurs locaux. C’est une démarche collective, afin de traiter l’ensemble des demandes de galvanisation et de thermolaquage. Nous ne préconiserons pas seulement les technologies Optitec, mais tout ce qui est utile pour un chantier", détaille Luc Martin, président du groupe héraultais.
Un potentiel de diversification
La création de Surfalac voit Julien Laudié et Aurélien Delestre, nommés respectivement directeur général et directeur commercial d’Optitec en 2024, entrer au capital de cette nouvelle entité (20 % chacun). Cet effort d’investissement permet déjà au groupe d’imaginer l’évolution du site : l’atelier dispose d’une réserve foncière pour s’étendre à 4 000 m2, à terme. "Surfalac n’est pas positionnée sur un nouveau métier, mais cela pourrait arriver. La proximité des acteurs de l’aéronautique et des grands pôles industriels toulousains devrait nous amener à mettre en place d’autres types de prestations, au-delà des traitements de surfaces", se projette Luc Martin.
Des synergies avec l’Hérault
Surfalac vient compléter une chaîne de 5 sites de production, dont la première unité (Surfatech) a été créée à Vendargues en 2002. Celle-ci a été suivie de Technocoat à Lyon (2004), Surfacier à Vendargues (2006), Surfaprotec à Tunis en Tunisie (2010) et Technolaq à Oyonnax (2013). Ainsi, située à 12 km d’une autoroute, Surfalac va aussi profiter d’une synergie industrielle avec les 2 entités de Vendargues pour les commandes à forts volumes et pour le traitement de l’acier.
Retour à la rentabilité
De quoi donner une bouffée d’oxygène à Optitec. Subissant 10 % de coûts d’exploitation en plus avec la crise énergétique liée à la guerre en Ukraine, le groupe a dû licencier 15 collaborateurs. Toutefois, après avoir perdu 20 % de chiffre d’affaires en 2024, il opère aujourd’hui son retour à la rentabilité, selon Luc Martin. Il a fallu, pour cela, actionner divers leviers. "Nous avons d’abord élargi notre zone de chalandise, vers Perpignan et désormais Toulouse avec Surfalac. Nous avons aussi développé de nouvelles technologies sans équivalents, comme l’intégration de revêtements diélectriques", cite le dirigeant. Cette dernière activité, qui a déjà convaincu deux grands comptes, poursuit sa croissance.