«Depuis le démarrage d'Imex CGI en 2008, nous avons fait le choix de concevoir des systèmes autonomes de production d'énergie renouvelable. Le marché français, lui, s'est plutôt orienté vers la revente à EDF de l'électricité. Donc très tôt, on a su qu'il fallait aller là où notre système intéresserait comme les DOM TOM, les zones désertiques, au Maghreb, dans la péninsule arabique.» «Nous réalisons des études de faisabilité et nous concevons des systèmes adaptés: photovoltaïque, solaire thermique, petit éolien, lampadaire autonome. L'export dans ces domaines, notamment avec le photovoltaïque est plus intéressant. Dans ces régions, certains sites sont isolés, il y a beaucoup de vent, plus d'ensoleillement. C'est plus adapté à l'offre que nous proposons. Au Moyen-Orient par exemple, le coût de l'énergie solaire est déjà deux fois moins cher, 15 centimes contre 30 centimes en France métropolitaine.» «Nous avions commencé par une veille aux Émirats Arabes Unis grâce au volontaire international du Conseil général, basé là-bas. Nous avions des contacts avec des sociétés, clients potentiels. Quand l'opportunité s'est présentée d'aller sur place avec une mission à Dubaï et Abu-Dhabi organisée par Brest métropole océane, on l'a saisie.»
Trouver une niche
«Aller sur place est un vrai plus. Le contact est différent. On se rend compte plus facilement des différences de culture qui font qu'une affaire se fait ou non. On a aussi une meilleure vision du marché.» «Sur le secteur des énergies renouvelables là-bas, les Allemands et les Chinois sont vraiment bien implantés. Les Chinois sur le standard à moindre coût. Les Allemands sur le sur-mesure haut de gamme. Pas facile de s'imposer. On a donc pris les dossiers de niches, trouvé un équilibre dans notre offre entre le sur-mesure, trop cher et le standard». «On s'est donc attaqué aux dossiers qui posent problème, plus complexes à réaliser. Il fallait démontrer notre savoir-faire dans des choses assez variées, du système de pompage au chauffe-eau pour tout un hôtel en système autonome.» «Par exemple, nous étions en discussion avec une entreprise pour des lampadaires autonomes. Mais le gros problème là-bas, c'est le sable. Il va partout et abîme les panneaux solaires qui sont au-dessus du lampadaire. Pour qu'ils puissent être nettoyés, j'avais d'abord pensé à un système mécanique pour les faire descendre. C'est finalement en discutant en direct avec le client que la solution, toute simple, est apparue. Là-bas, il n'y a pas autant de problème de vandalisme en ville. Donc pas besoin de mettre en hauteur. On les place à hauteur d'homme pour faciliter l'entretien par de la main-d'oeuvre.»
Imex CGI
(Plouzané) Dirigeant: Christophe Goasguen 18 salariés 2millions d'euros de chiffre d'affaires 02 98 34 01 08